EMI abat ses DRM dans iTunes, mais avec supplément de prix

30 centimes d'euros, le prix de la liberté 108
La conférence de presse commune entre EMI et Steve Jobs vient de s’achever. Emi annonce qu’elle distribuera son catalogue sans restriction anticopie. Cette distribution « premium » va concerner une bonne partie du catalogue de la maison d’édition. Elle profitera en outre d’un bitrate de très haute qualité (AAC à 256 kpbs, contre 128 actuellement).

apple itune DRM defective by design iTunes Music Store, la boutique multimédia d’Apple, sera la première irriguée par ces morceaux. La liberté et la qualité ont un prix, majoré : comptez 1,29 dollar, 1,29 € et £0,99 par titre, contre 0,99 euro (0,99$ ou 0,79£) pour les morceaux DRMIsés et en qualité habituelle.

Les albums complets seront automatiquement proposés sous ce nouveau mode, mais sans augmentation de prix. De même, les consommateurs qui auront acheté du contenu DRMisés pourront faire sauter ces restrictions en payant un supplément de 0,30 € par piste. Par ailleurs, toutes les vidéos de EMI seront également proposées sur iTunes Music Store, sans DRM.

Selon M. Nicoli, président d’EMI, « la protection des droits de propriété intellectuelle d’EMI et de nos artistes n’a jamais été aussi importante, et nous continuerons de travailler pour combattre le piratage sous toutes ses formes et éduquer les consommateurs. Nous croyons que les fans seront très excités par la flexibilité qu'offre l’abandon des DRM et verrons dans cette mesure une incitation à acheter encore plus de titres de nos artistes. »

La question des Beatles n’a pas été tranchée à ce jour et on ne sait quand les titres des Fabs Four seront prochainement proposés sur iTunes. Cette annonce répond en tout cas miraculeusement à la lettre de Steve Jobs contre les DRM et appelant les majors à abandonner les restrictions numériques sur leurs titres

Conséquences en chaîne

Elle permettra en outre à Jobs de se présenter comme le défenseur de la liberté alors que le verouillage des titres lui a été reproché en Europe. Du côté des ayants droit, la démarche pourra encore être exploitée pour justifier la rémunération pour copie privée, que Bruxelles tente de supprimer au profit d'un seul système de gestion d'usage (notre actualité).