La justice brésilienne ordonne la fin du filtrage de YouTube

Teuf, je peux aller l'interviewer ? 28
Les vidéos des errements du mannequin brésilien Daniela Cicarelli sur les plages de Cadix ont engendré un beau cafouillage au Brésil. Résumé de la première période : elle s’ouvre avec la plainte de l’intéressée, qui ne voulait pas exposer ces moments sulfureux sur la planète Web. Une cour de São Paulo, sensible aux charmes de ses arguments, ordonna le 4 janvier, en toute simplicité, le blocage de Youtube sur le territoire chez les FAI, alors même que Youtube avait tout fait pour effacer ces traces sur le sable. Plus de 89 000 euros d’astreintes par jour de retard, en guise de dédommagement ont évidemment eu raison des réticences pour ce filtrage.

daniela cicarelli

Question censure, un juge de São Paulo a en tout cas réformé la première décision : il demande aux FAI de ne plus bloquer en masse les sites d’hébergement, mais « tout mettre en œuvre pour bloquer la vidéo sulfureuse de l’ex-femme du footballeur Ronaldo », indique Reporters Sans Frontières. L’organisation qui considère la première décision de la justice brésilienne « disproportionnée » précise que « le filtrage de [Youtube], qui a accepté de supprimer la vidéo incriminée, est une mesure radicale, inappropriée, et de toute façon inefficace. Nous comprenons mal comment un seul film, dont l’interdiction ne semblait pas relever d’une urgence absolue, a pu justifier la fermeture d’un site utilisé quotidiennement par des dizaines de milliers d’internautes brésiliens ».

Filtrage ou pas, l’ex-femme de Ronaldo n’était pas au bout de ses peines : avec cet éclairage médiatico-judiciaire, la vidéo s’est propagée comme le feu au poudre et il n’est guère difficile de la trouver à l’aide d’un simple moteur de recherche, au grand dam de son [attrayante] intimité.