L'annuaire de Free (118 818) fermé depuis vendredi (MàJ)

118 818 aussi en forme que les abonnés non dégroupés ? 129

« À la veille de la libéralisation du marché des renseignements téléphoniques, intervenue le 3 avril 2006, le groupe Iliad, dans un souci constant d’oeuvrer en vue de faire bénéficier les consommateurs des meilleurs services au meilleur prix, a décidé de proposer le seul service de renseignements téléphonique intégralement gratuit. Moins de deux mois après le lancement de ce service gratuit, une société d’édition d’annuaires, exploitant un service de renseignements payant, a sollicité judiciairement la fermeture de ce service. Nous sommes navrés de ne pouvoir donner suite à votre appel. »

Voilà ce que vous pouvez entendre, à ce jour, si vous appelez le 118 818, l'annuaire de Free qui a pour particularité d'être très concurrentiel, surtout à partir d'une ligne fixe (pour les téléphones portables, la donne est différente). Plus d'informations dans notre actualité du 2 avril dernier.

Concernant la citation ci-dessus, la fameuse « société d'édition d'annuaires » - a priori - est le Bottin, dont le numéro est 118 007. Comme nous le rappelle Freenews, le 29 mai dernier, le Bottin avait assigné Iliad pour concurrence déloyale, prétextant que Free faisait de la publicité mensongère, et « pour violation de l'interdiction des prix abusivement bas pour son service de renseignements. »

Mise à jour : peu après l’annonce de Free, Allo Botin a fait savoir qu’elle refusait que l'arrêt du service lui soit imputable, comme le laissait entendre la communication d’Iliad. « Nous n'avons jamais demandé la suspension du service de renseignement téléphonique de Free mais seulement que la communication autour de la notion de gratuité cesse » a ainsi expliqué la société à Vnu.net, « On ne peut pas attribuer à Allô Bottin la responsabilité de la fermeture du service de renseignements téléphoniques du groupe Iliad/Free. C'est uniquement une décision stratégique attribuée à la direction du groupe Iliad ».

L’action d’Allo Botin avait surtout pour objectif de suspendre l'offre dans les conditions actuelles (ce qui a été refusé par la justice) et surtout rétablir la vérité sur ce service et sa pseudo gratuité. Le juge a suivi Allo Botin sur ce dernier point et a d'ailleurs estimé que « l’offre n’est pas gratuite, le consommateur étant facturé pour toutes les communications qui suivent la mise en relation, toutes les communications de l’annuaire inversé, tous les appels effectués à partir d’un mobile, et tous les appels effectués à partir d’une ligne fixe autre que France Télécom ou d’une Freebox ».