L’avenir du web en 2020, entre ombre et lumière

Mme Irma vous dit l'avenir 97
réseauQuel sera l’avenir du web ? Comment se tissera la toile en 2020 ? 742 experts ont planché sur la question dans le cadre d’une étude menée par l’institut américain Pew (voir l'étude). Issus du milieu de l’informatique, de la politique ou des affaires, ces experts réputés comptent dans leur rang des représentants du W3C, de l’Icann, d’IBM, de Google etc. dont la moitié était déjà sur le net avant 1993. La moitié d’entre eux développe une « vision positive » de l’avenir. 46% émettent cependant de sérieuses réserves.

Une majorité (56%) croit ainsi dans le développement d’un réseau internet global à bas prix à l’échéance de 2020. Dans le même temps, cette pénétration du web autour de la planète, gommera certes les frontières, mais va surtout menacer la vie privée (49%). Le monde sera certes « aplati » mais la vie privée à terre. « La vie privée est une chose du passé. Technologiquement, c’est obsolète. Cependant, il y aura des normes sociales et des barrières légales qui endigueront les pires excès » estime pour sa part Hal Varia, de l’université éde Berkeley et membre de Google. « Avant 2020, chaque nouveau-né des pays industrialisés se verra implanter une puce RFID. Elle renfermera les données personnelles et médicales, mais pourra aussi être utilisée pour pister et surveiller » selon Michael Dahan, du Sapir Collège d’Israël.

6 experts sur 10 (58%) estiment que des contre-cultures vont émerger : ils imaginent l’apparition future de « refuzniks », des groupes hostiles avec parfois des actes violents, jusqu’au terrorisme contre les nouvelles technologies pour perturber le Net. D’autres experts soulignent que ces actes vont se démultiplier autour des questions religieuses, économiques, et politiques.

56% des experts estiment que les nouvelles technologies et la réalité virtuelle offriront certes des gains de productivité, mais généreront dans le même temps de nouvelles formes de dépendances, voire d’addiction. Dans ce monde de l’avenir, c’est l’anglais qui confortera sa place de langue par défaut pour l’échange et les communications, pour 47% des sondés. Un certain nombre d’experts estime au contraire que d’autres langues, comme le Mandarin, devraient étendre leur influence en ligne. Avec un délicat paradoxe, la plupart estiment qu’Internet assure la préservation de la diversité des langues et des cultures associées.

Au rang des priorités d’avenir, 51% estiment que la construction d’un réseau à travers la planète pour connecter ceux qui ne le sont pas encore est la priorité principale. 32% estiment au contraire qu’il s’agit de créer un environnement légal et opérationnel qui permettra aux particuliers d’utiliser Internet comme ils veulent avec les logiciels qu’ils veulent. 8% considère que la priorité sera d’établir un système sécurité de paiement sécurisé.