Déjà un problème juridique avec le Zune de Microsoft ?

Deux c'est mieux que Zune ? 57
On le sait, le Zune, dernier-né des lecteurs multimédias de Microsoft, possède une fonction de partage. Le partage est l’essence même dans l’univers numérique, mais ici, plusieurs restrictions balisent le terrain. Ainsi, comme relaté, l'échange des morceaux de musique par communication sans fil entre deux lecteurs Zune est possible, mais gorgé au DRM. À savoir que celui qui reçoit le fichier ne peut le transférer à son tour à l’un de ses proches. Pire, le fichier a une durée de vie de trois jours durant laquelle il ne peut être lu que trois fois. Au-delà, il s’effacera.

Notre confrère de Ratiatum vient d’exposer une réflexion à ce sujet, ces éléments lui « permettant de croire que le baladeur entre en conflit total avec le droit d'auteur ». La démonstration repose sur ces fichiers MP3 qui par nature n'ont pas de DRM. Qu’advient-il en cas d’échange inter-Zune ?

Zune

Selon le blog du responsable du projet Zune, Cesar Menendez, le Zune ne fait pas dans la dentelle : puisqu'il ne sait pas faire de discrimination entre les droits des morceaux, le lecteur sécurise, blinde, et DRMise à la volée les fichiers envoyés à l’extérieur. Or, pour les fichiers de musique sous une des licences Creative Commons, le contrat interdit justement de « reproduire, distribuer, représenter ou communiquer au public l'Oeuvre, y compris par voie numérique, en utilisant une mesure technique de contrôle d'accès ou de contrôle d'utilisation qui serait contradictoire avec les termes de cet accord contractuel » (voir le texte original).

Du coup, avec "l’aide" du Zune, l’utilisateur se placera quelque part en situation de contrefacteur lorsqu’il expédiera un morceau DRMisé par Microsoft en opposition avec la licence CC déterminée. « Il y a là une incompatibilité parfaite entre le mécanisme imposé par Microsoft et la volonté de l'artiste exprimée par la licence qu'il a choisie pour son œuvre » conclue Ratiatum.