Les FAI en guerre contre le cryptage de BitTorrent

La société Allot Communications affirme pouvoir contrecarrer les dernières techniques de certains clients BitTorrent, comme Azureus, qui peuvent maintenant échanger des fichiers via des communications chiffrées difficilement identifiables.

BitTorrent est un protocole de transfert P2P très efficace et rapide, que beaucoup utilisent pour échanger des fichiers de grande, voire très grande taille. Seul problème, les FAI constatent que ce système de téléchargement de fichier monopolise une grande partie de leur bande passante, de 40 % à 50 % de la bande passante totale, selon Allot Communications. Beaucoup de FAI ont donc engagé une guerre contre l'utilisation abusive du logiciel, en identifiant les communications BitTorrent pour les brider, ou même les bloquer.

Mais avec des communications cryptées entre les clients BitTorrent, impossible d'identifier le type de téléchargement ou d'envoi d'un client. Allot Communications affirme que ses machines NetEnforcer en sont capables, elles sont présentées comme les premières machines du genre offrant cette possibilité, le tout en temps réel grâce à une technologie « d'inspection profonde des paquets » qui transitent sur le réseau.

NetEnforcer
NetEnforcer

Les machines NetEnforcer sont spécialement conçues pour réguler le trafic sur un réseau, accorder la priorité à certains échanges, en brider d'autres, en fonction du protocole utilisé, de la nature de la communication, ou du client lui-même. De quoi « modeler » son trafic réseau, explique Allot Communications.

L'utilisation de BitTorrent inquiète effectivement tous les responsables du réseau. Le trafic qu'il génère occupait 35 % de la bande passante mondiale début 2004, sa part a doublé fin 2004. Aujourd'hui, certains estiment que le protocole P2P monopolise jusqu'à 80 % de la bande passante globale de la région asiatique. Mais le logiciel ne sert pas uniquement au piratage, il permet à de nombreuses sociétés de fournir des gros fichiers (démos de jeu, films gratuits, etc.) sans passer par un serveur central, très coûteux.

Bram Cohen, le créateur du protocole BitTorrent, s'érige contre le cryptage des échanges BitTorrent pour plusieurs raisons. D'abord parce qu'il ne cache pas qui télécharge, mais seulement ce qui est téléchargé. Ensuite parce que les FAI trouveront les moyens de passer outre ce cryptage, et enfin parce que ces communications « obscures » (dixit Cohen) divisent le réseau BitTorrent entre les échanges cryptés ou non, ce qui empêche par ailleurs les FAI qui le veulent de favoriser les communications P2P BitTorrent.

Bref, ici se pose le grand débat de la neutralité des réseaux. Un FAI peut-il contrôler à sa guise la priorité des échanges de données sur un réseau ?

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