Google défend son système de rank face au juge

Dictature d'opinion ? 21
JusticeGoogle vient de défendre son droit à « ranker » les sites web pour définir leur importance dans ses listes de résultats de recherche. Un groupe de sites très mal classés dans les faveurs de Google a attaqué le moteur pour contester sa méthodologie face au juge : il était temps pour Google de défendre son point de vue.

Le procès s'est ouvert en Californie, à la demande d'un site qui a tout d'un coup perdu la grande majorité de ses lecteurs après la remise à zéro de son « rank » chez Google. Kinderstart.com, le site en question, affirme que cette remise à zéro est due au fait qu'il concurrence directement Google, par ses possibilités de recherche.

Selon Kinderstart, la remise à zéro du « rank » du site a fait chuter de 70 % le nombre de visiteurs. « Les sites Web et les autres utilisateurs qui cherchent à se connecter via le moteur de recherche sont manifestement restreints dans leur discours, leurs idées, leurs échanges et leur commerce » à cause des pratiques de Google, explique le site plaignant.

Google s'est défendu en comparant son « ranking » à une simple opinion, protégée par le Premier Amendement de la Constitution américaine, qui clame la liberté de parole et d'opinion.

Mais Kinderstart souhaitait que Google explique à la cour la méthodologie de son système de « rank ». Selon les avocats de Google, ce rank est une combinaison entre des statistiques, des algorithmes mathématiques, et des jugements subjectifs sur la qualité d'un site. Le juge n'a pas semblé vouloir aller plus loin, expliquant que c'est au plaignant d'apporter des indices justifiant la révélation des méthodes de Google.

Le juge a donné rendez-vous à la Cour en septembre prochain, pour décider quelle partie de l'affaire sera évacuée du tribunal au nom de la liberté de parole et d'opinion de Google.