A propos de la qualité des pilotes dans Vista

Vincent, tu nous soules avec tes news Vista 37
Ce matin, nous avons publié un article expliquant les détails des requis matériels pour qu’une PC soit estampillée « Vista Premium ». En fait, pour être plus précis, on devrait parler d’expérience Premium, et non de machine, car le logo de Microsoft ne définit pas exactement la puissance de la machine, mais les domaines qu’elle peut couvrir par son utilisation.

Pour qu’une machine soit certifiée Vista Premium, l’un des éléments majeurs reste sans doute le système de notation Driver Quality Rating. Contrairement à ce que nous disions ce matin, la détermination du niveau de qualité d’un pilote ne se fera pas par les utilisateurs. Mais revenons tout d’abord sur la classification proprement dite. Un pilote pourra recevoir un grade coloré correspondant à un niveau de stabilité noté de 1 à 9. Selon ce niveau de stabilité, la couleur du grade change :
  • Une note de 7 à 9 donnera un signal vert
  • Une note de 4 à 6 donnera un signal jaune
  • Une note de 1 à 3 donnera un signal rouge
En fait, ce grade dépend de plusieurs paramètres. Pour être vert, le pilote doit être sorti et utilisé depuis au moins 120 jours, soit environ quatre mois, et avoir subi plusieurs contrôles qualité. Pour rester à ce grade, tout problème de stabilité manifesté devra être traité dans les 90 jours suivant l’annonce, sinon le pilote n’est plus jugé assez stable. La qualité des pilotes, si longtemps à la source de bien des problèmes sous Windows, est donc clairement en ligne de mire.

Contrairement à ce que nous indiquions ce matin cependant, les utilisateurs n’auront pas la charge de signaler les problèmes. Un PC Vista Premium enverra automatiquement un rapport d’erreur en cas de mauvais fonctionnement d’une application ou de crash de la machine. Ces rapports d’erreurs contiendront les données relatives aux pilotes utilisées, qui seront ensuite traitées par l’équipe Online Crash Analysis pour déterminer les causes exactes.

L’initiative, qui peut paraître lourde pour les constructeurs qui produisent les pilotes, sera toutefois au bénéfice de l’utilisateur final. Ce dernier est en effet rarement réceptif aux arguments de coûts engendrés par la création de pilotes fiables et performants : il souhaite que tout fonctionne correctement, quelle que soit la machine mise en branle derrière pour parvenir à ce résultat.

Notons toutefois que les choses seront limitées par le fait que ces exigences ne sont valables que pour des machines que les constructeurs voudraient désigner par « Vista Premium ». Pour toutes les autres machines, les constructeurs n’ont pas d’obligation. Cependant, on imagine mal par exemple ATI et NVIDIA produire des pilotes de grade 8 ou 9 réservés aux machines Premium alors qu’ils pourraient être installés finalement sur n’importe quelle machine. Après tout, une firme peut acquérir une grande réputation avec de très bons pilotes, et tout ceci participe à l’image d’un constructeur, en bien ou en mal.

Précisons enfin que toutes les éditions de Vista, à l’exception de la Home Basic qui n’aura pas l’interface Aero, pourront servir de base pour une machine Vista Premium. Ce qui est certain, c’est que les nouveaux modèles de pilotes pour Vista devraient changer la donne en amont, avec en particulier le retrait des pilotes de l’espace noyau lorsque ce n’est pas absolument nécessaire.