ATI se lance dans la physique : quelques détails

En attendant que ça soit utile 68
ATI a profité de ce Computex pour se lancer officiellement sur le terrain de la physique. Comme nous vous le disions plus tôt dans la journée, si le constructeur permettra à une carte unique de gérer de manière dynamique 3D et effets physiques, il conseille largement d'utiliser au moins deux cartes, voire même d'en dédier une troisième et en faire une sorte de PPU.

Havok FX : Le moteur gagnant de la bataille de la physique ?

Tout comme NVIDIA, la majorité de ses démonstrations s'appuie sur le moteur Havok FX, déjà utilisé dans de nombreux jeux, qui se voit ainsi conforté dans sa position contrairement à Ageia et son PhysX, que l'on n'entend plus que très peu sur le sujet... D'après HardOCP qui a pu assister à cette démonstration, le Canadien a utilisé une machine à base de Core 2 Duo et de trois cartes X1900.


Le tout était, bien entendu, équipé d'une carte mère disposant d'un chipset RD600. On notera qu'ATI profite de cette occasion pour montrer de manière claire son attachement à Intel au moment où AMD est au plus mal dans son image du fait du lancement plus que moyen de l'AM2 et de l'arrivée en grande pompes des Core 2 Duo à la fin du mois prochain.

ATI : Intel, You're the first, the last, my everything

De plus, cela lui permet de marquer son terrain et de prévenir NVIDIA que son nForce 5xx n'est pas le bienvenu du côté bleu de la force des CPU.

Mais soyons francs, qui va aller se payer une machine à base de Core 2 Duo pour y ajouter un CrossFire de X1900 et rajouter une troisième X1900XTX ? Rappelons tout de même qu'une X1900 CrossFire coûte dans les 550 €, qu'une X1900XT s'affiche à pas moins de 475 €, ce qui monte la note totale à quelques... 1500 € TTC, rien que ça (et sans parler de la nuisance sonore !).


Ainsi, on a aussi eu droit à une machine utilisant une X1600 pour la physique. Belle manière de faire dans le recyclage non ? Cette solution qui pourrait s'avérer plus viable, devrait être celle que pourraient choisir les utilisateurs qui comptent sur la physique pour améliorer leur expérience dans les jeux.

Nous on fait trop mieux que les autres d'abord !

A ce propos ATI affirme qu'une X1600XT fait tout simplement 2x mieux pour les collisions sphère à sphère par rapport à une puce dédiée (Le PhysX, sans aucun doute). Une X1900XTX ferait, elle, pas moins de 9x mieux. Attention néanmoins, si les GPU peuvent gérer que les effets physiques (fumée, explosion...) les interactions avec la scène resteront, elles, à la charge du CPU. C'est d'ailleurs ce qui différencie le plus cette solution de celle du PPU, qui peut prendre en compte l'ensemble des effets.

Pour continuer sur la performance des cartes ATI, d'après ATI, on vous passera les slides où le Canadien affirme que son RD580 offre 1500% de performance en plus par rapport à un G70, et on mettra ça sur le dos du décalage horaire et de la fatigue.

 

Fait plus INtéressant, l'architecture X1k serait, selon son concepteur, bien plus apte à gérer ce genre de calculs, et le ferait en bien moins de cycle que l'architecture GeForce 7 grâce à sa capacité à gérer les branchements. Si ATI clame cela depuis les débuts de sa communication sur X1k, il faudra tout de même prendre le temps de vérifier tout cela dans les faits...

La physique c'est bien, mais dans les jeux ça serait mieux

Et c'est là que le bât blesse. En effet, bien que tout le monde passe son temps à s'exciter sur la physique, les fumées et autres effets de boules qui s'entrechoquent, pour le moment, il n'en est rien dans nos jeux. Il faudra attendre quelques temps pour que tout cela se concrétise et se vérifie, en attendant, on aura juste droit à des beaux discours marketing, des effets d'annonces et de superbes démonstrations technologiques sur lesquelles on ne sait rien et dont on doit se méfier.

De son côté, NVIDIA devrait faire le même genre de démonstrations pendant ce Computex, une fois qu'il aura fini de présenter son GeForce 7950GX2 et son nForce 5xx pour Intel.

Il ne nous reste donc qu'à attendre, patienter, jusqu'à ce que tout ça ait une utilité... enfin.