Retard de Vista : quel effet sur les Windows suivants ?

Qui vivra...vivra 150
Etant donnée l’importance que peut revêtir la sortie d’un nouveau Windows pour l’ensemble de l’industrie informatique, peut-on estimer que le retard de Vista aura une influence sur la sortie des versions ultérieures ? La question mérite d’être posée, en particulier parce que Microsoft a réaffirmé plusieurs fois qu’après Vista, le rythme de sortie des nouvelles versions serait régulier, une conséquence selon la firme des profondes modifications dans le processus de développement mis en place pour Vista.

Commençons tout d’abord par faire un petit tour d’horizon de ces fameuses futures versions de Windows. Même si la sortie mondiale de Vista a été décalée de quelques mois, il n’existe pour le moment aucune répercussion sur celle de la version serveur, toujours attendue pour le courant de l’année 2007. En revanche, puisque Vista devait sortir initialement au début de l’automne et que les versions suivantes sont prévues tous les deux ans, cela plaçait le successeur à la fin de 2008. Ce successeur est d’ailleurs connu sous le nom de code Fiji, mais certains le connaissent aussi sous l’appellation « Vista R2 ». La version serveur équivalente devrait donc sortir en 2009, puis à partir de 2010, ce sera le tour de la vague Vienna, qui devrait trancher radicalement dans le domaine de l’interface, avec sa version serveur prévue pour 2011. Du moins, en théorie.

Un pain béni pour les analystes qui se perdent en conjectures sur les influences du retard de Vista. Pour beaucoup, l’histoire a prouvé que le développement des Windows est sérialisé. Exemple concret : Vista avait pris du retard lors de la conception du Service Pack 2 de Windows XP. On peut donc estimer que Microsoft travaille sur les versions de Windows de manière successive, l’une après l’autre. Si tel est le cas, le retard de Vista pourrait donc inclure un décalage dans toutes les sorties.

Pour autant, rien n’est joué. Si l’on regarde la version suivant Vista, le dénommé Fiji, on peut facilement imaginer que le développement de cette version ne prendra pas autant de temps que Vista lui-même, pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’une mise à jour de ce dernier. Même s’il s’agit d’une mise à jour d’envergure et qui ajoutera bon nombre de nouveautés, la base restera en place, et la modularisation de Windows, qui a donné tellement de mal aux développeurs de Redmond, devrait jouer ici son rôle en accélérant ce processus.

Autre changement d’importance : une fois que Vista sera sorti en janvier 2007, Steven Sinofski prendra officiellement les rênes de l’intégralité du développement de Windows. Connu pour sa « main de fer », il aura pour objectif de tenir les délais de sortie. Des délais placés d’ailleurs tous les deux ans après qu’une majorité de sociétés ont indiqué qu’elles ne souhaitaient pas de mises à jour plus fréquentes. D’un autre côté, il vaut mieux éviter pour le géant du logiciel de répéter les mêmes erreurs que l’énorme trou noir qui sépare Windows XP de Vista.