La Chine réorganise son DNS et s'éloigne de l'ICANN

Le Net en Chine, une niche ? 61
A compter d'aujourd'hui 1er mars, la Chine applique une réforme de son système de gestion des noms de domaine (DNS). Le DNS permet de relier les adresses des sites aux IP qui leur correspondent, afin de diriger l'utilisateur vers le bon serveur.

L'objectif officiel est de permettre aux chinois d'accéder aux sites en composant l'adresse dans leurs propres caractères chinois, ainsi que de réorganiser la gestion du réseau en Chine. D'un autre côté, le nouveau DNS national va aussi inclure les suffixes .cn, .com et .net, ce qui permettra aux chinois de ne plus passer par les serveurs DNS de l'ICANN pour atteindre les sites concernés.

La Chine ajoute aussi trois grand noms de domaines pour son réseau national, le .ac (ou .edu), le .gov et le .mil, respectivement pour les universités, le gouvernement, et l'armée. Au total, le DNS chinois va gérer sept catégories de noms de domaine, avec le .org, qui s'ajoute aux précédents. Le gouvernement a aussi mis en place 34 noms de domaines pour chacune des provinces de l'ancien Empire. Les étrangers pourront y accéder en tapant les premières consonnes de l'appellation romaine de la province (.bj pour Beijing/Pekin, .sh pour Shangaï, etc.).

Malgré les affirmations du ministère chinois de l'information, beaucoup pensent que cette réorganisation du DNS n'est qu'un prétexte à l'exclusion des serveurs américains de l'ICANN, qui dirigent actuellement la majorité des DNS mondiaux. Vers la cyber-indépendance ?