Microsoft confiant dans ses réponses à la Commission

Un heureux contre deux millions d'euros 11
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le mercredi 15 février 2006 à 11:56
Dans les rapports quelque peu conflictuels opposant la Commission européenne et Microsoft, le 15 février marque une date importante, dans ce long épisode.

Le 3 février dernier, l’éditeur demandait un délai supplémentaire pour pouvoir répondre à l’injonction de l’institution européenne. Celle-ci demandait à Redmond de fournir avant le 15 février, les éléments sur ses logiciels pour assurer l'interopérabilité avec les autres éditeurs. A défaut ? L’Europe menaçait d’une astreinte de 2 millions de dollars par jour de retard. A cette demande de fourniture d’une documentation compréhensible, Microsoft tentait d’abord de divulguer des éléments de son code source de Windows Server. « Si Microsoft veut ouvrir son code source, c'est uniquement de son ressort. Ce qui compte, c'est que cela réponde à la décision de mars 2004 (…). Il n'est pas du tout certain que la divulgation du code source soit adaptée. S'ils pensent que oui, ils doivent expliquer pourquoi » rétorquait la Commission, qui refusait finalement tout délai supplémentaire.

Finalement, alors que le terme du 15 est échu, « Ce que nous avons transmis jusqu’alors à la Commission, répond à toutes les requêtes qu’ils nous ont faites. », a expliqué hier Horacio Guterrez, avocat en chef du dossier chez l’éditeur, « Nous nous sentons très confiants sur le fait que la documentation que nous avons fournie jusqu'ici est complète. »

Sur la question du code source, Horacio Gutierrez a exposé, via l’AFP, que « nous ne pensons pas que celui-ci était requis, mais nous pensons qu'il est utile (...). Microsoft n'avait aucune intention de cacher une quelconque partie de sa technologie ». Il faudra maintenant du temps à la Commission pour analyser les documents fournis, avec éventuellement une ou plusieurs auditions de l’éditeur.

On notera que la Commission a également confirmé qu’elle surveillait, au moins de loin, le cas de Windows Vista : « Plusieurs sociétés ont exprimé leur crainte à la Commission Européenne relativement à Vista, mais il n’y aucune plainte formelle. », a expliqué le porte-parole européen de Neelie Kroes, Jonathan Todd, insistant sur l’absence d’enquête au sens strict à ce stade de développement. Les plaintes concernent notamment le Welcome Center, ainsi que nous l’indiquions dans une précédente actualité.