La Stop Badware Coalition, ou comment se faire malware

On va wouar ce qu'on va wouar ! 54
Des entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies, des associations de consommateurs et des pôles universitaires se sont associés dans une coalition nommée la Stop Badware Coalition. L’objet de cette réunion est de dresser et rendre publique une liste des fournisseurs de spywares, et autres malwares (regroupés sous le terme de badware). Un procédé ressemblant aux affiches placardées sur les portes de saloons, dans les westerns, pour pointer du doigt les mauvais bougres... Initiée par le Berkman Center for Internet & Society d'Harvard et le Oxford Internet Institute, ce groupement a comme partenaires financiers Google, Lenovo et Sun Microsystems. L’on trouve encore en arrière-boutique, le WebWatch project, Vint Cerf, et Esther Dyson, un éditeur.

Le projet en question fait d’ores et déjà appel aux coups de pouce des internautes. Ceux-ci peuvent donner un témoignage ou fournir des données techniques sur les pires malwares dont ils seraient victimes. Il suffit pour cela de se rendre sur le site StopBadWare et de remplir le formulaire disponible en ligne. Une publication pointera chaque mois son doigt accusateur sur les logiciels ou éditeurs pris la main dans le sac.

Reste la principale difficulté, celle de définir exactement ce qu’est un malware. Une page du site tente certes d’apporter des éléments de réponses, en anglais, mais le manque de standard fait cruellement défaut. Certains craignent cependant que la définition précise des critères d’un spyware ne puisse aider les créateurs de programmes malveillants à les contourner et qu'ils montrent, du coup, patte blanche. Une autre absence, plus regrettable, dans cette initiative est, bien sûr, celle des éditeurs de solutions de sécurités. Ces concurrents sont en fait déjà regroupés en partie dans l’alliance Anti-Spyware Coalition (Microsoft, Yahoo, AOL, Symantec, Computer Associates et McAfee) qui d’ailleurs édite un guide décrivant les menaces de ces logiciels aux utilisateurs. L’on annonce toutefois une association possible entre ces deux groupes dans l’avenir.

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