Petit comparatif des performances des navigateurs

Tant va la cruche à l'eau qu'elle ne fait pas le printemps 156
Voici un comparatif intéressant qui sort un peu de l’ordinaire. En effet, nous ne publions que rarement ce genre d’article en pleine journée, mais il s’agit de l’utilisation de logiciels tellement courants que tout lecteur en possède forcément un : les navigateurs.

Tester un panel représentatif de navigateurs sur les trois plateformes principales que sont Windows, Linux et MacOS X est loin d’être une sinécure. Il faut choisir les navigateurs et ce, dans plusieurs versions, puis les installer à tours de rôles sur une machine équipée d’un système d’exploitation particulier et enfin recommencer pour les autres systèmes. Les navigateurs choisis sont nombreux mais on trouvera tous les principaux comme Internet Explorer, Firefox, Opera, Safari, Konqueror, Epiphany, ou encore Netscape.

La machine de test est un Pentium III 800MHz équipé de 256Mo de mémoire vive (G4 à 400MHz et 256Mo de mémoire pour le Mac). Une machine pas forcément jeune et volontairement peu fournie en mémoire. Les différents résultats sont exprimés en secondes après plusieurs séries de tests :
  • Le démarrage à froid (premier lancement après installation)
  • Le démarrage à chaud (autres lancements après le premier)
  • Le rendu des CSS (au moyen d’un benchmark)
  • Le rendu des tableaux
  • La vitesse d’exécution des scripts
  • L’affichage d’images multiples
  • Rapidité du cache : ce test est un peu particulier car il utilise une interaction humaine. Le testeur cherche le mot « pin » (pine en anglais) sous Google Image, et regarde les 25 premières pages. Une fois la dernière chargée complètement, il met en route un chronomètre, puis retourne à la première page le plus rapidement possible, chaque page devant se recharger intégralement avec la possibilité de retourner à la précédente. Il recommence enfin cette manipulation, mais dans l’autre sens. Il s’agit donc de tester l’efficacité des boutons « Précédent » et « Suivant ».

FirefoxComme vous le verrez, les résultats sont parfois surprenants et l’on remarquera tout d’abord que d’un système d’exploitation à un autre, les performances des navigateurs sont très variables. On obtient ainsi un visuel assez flagrant des optimisations de chaque navigateur pour un système d’exploitation donné. Par exemple, il ressort que Firefox est plus efficace sur Linux que sur Windows, et que c’est le contraire pour Opera.

Nous ne publierons pas ici l’ensemble des résultats, qui nécessitent des tableaux assez larges. Nous vous invitons à consulter l’ensemble des résultats en vous rendant sur cette page. Pour ceux qui ne voudraient pas lire de grands tableaux remplis de chiffres, sachez que la famille Opera se détache du lot par des performances régulièrement supérieures sur une bonne partie des tests. Sur la plateforme Linux par exemple, seul le temps de démarrage échappe au navigateur : c’est Konqueror 3.2 sous KDE qui remporte la palme.

On sera également surpris par les notes relevées sous Windows entre Firefox 1.5 et Internet Explorer 6 : en termes de performances, le navigateur de Microsoft est bien loin d’être mauvais (on ne parle pas ici de compatibilité). Mais encore une fois, c’est la famille Opera qui garde la main, notamment dans la vitesse d'exécution des scripts.