Le téléchargement payant exploserait en France

Li payant, ç'est d'l'iTunes 174
Le Comité de suivi de la charte d'engagements pour le développement de l'offre légale de musique en ligne, le respect de la propriété intellectuelle et la lutte contre la piraterie numérique vient de publier ses conclusions sur l’état des offres légales en France (étude de l'Observatoire de la Musique). Lors d'une réunion tenue le 16 janvier, il s’agissait de faire le point sur l’application des engagements pris dans le cadre de la Charte, après 18 mois d’ancienneté.

Alors que les débats de la loi DADVSI vont reprendre et que le Midem s’ouvre, il salue l’essor d’une l’offre de musique en ligne « de plus en plus abondante et attractive. » Un progrès jugé nécessaire par les signataires de la Charte « pour que le désir de musique se détourne de la piraterie » (comprendre : contrefaçon).

Selon ce Comité, « les objectifs fixés par la Charte sont désormais atteints et même dépassés. » Il signale 21 plates-formes musicales légales dotées d’une offre en croissance constante. Pour preuve, il annonce que plus de 90% des albums et des singles du top 100 sont disponibles. Il décompte en outre plus de 750 000 titres fin 2005. Du coup, selon ce Comité, « on trouve via l’Internet, sur tout le territoire, plus de titres en offre légale que l’on peut en trouver dans les plus grands magasins de disques en France. »

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L’on constate de plus une demande accrue de la part des consommateurs. Ainsi, toujours selon ce comité, au cours des trois derniers mois, le nombre de titres téléchargés chaque semaine par les internautes depuis des plates-formes payantes a été multiplié par 2,5. En 2005, ainsi, le nombre total de titres achetés en ligne est proche de 20 millions. Le chiffre d’affaires qui en découle s’élèverait à 18,5 millions d’euros TTC. Pour le Comité, « ces résultats encourageants incitent les signataires de la Charte à affirmer leur conviction qu’il est nécessaire, dans les mois qui viennent, de donner toutes leurs chances au développement de l’offre légale de musique en ligne et au modèle du téléchargement de musique payant. » Nul doute que le rapport servira certaines causes au Parlement.

On notera enfin que certains obstacles sont pointés dans l’étude : l’absence de normes pour l’énumération des métadonnées indispensables à la mise en place rapide des titres et/ou albums, un marketing plus précis sur les articles, des infos facilitant la quête d’approfondissement des connaissances musicales. Le retard de l’exposition des labels indépendants est encore signalé, comme frein à la diversité musicale. Nulle part n’est cependant critiquée l’absence d’interopérabilité entre les plateformes, vécue pourtant comme un obstacle dans ce marché. Un point que condamnait voilà peu, l’UFC Que Choisir (voir notre actualité)

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