Tensions entre l'Inde et Google Earth

Woua, je vois ton éléphant ! 27
Alors que le côté ludique ou simplement pratique est la motivation première de ce genre d’application, Google Earth (et consorts) engendrerait à nouveau quelques inquiétudes pour certains pays. Cette fois c’est en Inde que les voix s’élèvent. Le pays vient de réunir un groupe d’experts pour mener des enquêtes sur la manière dont il est examiné par ce genre d’outils et notamment pour savoir si des informations relatives à la sécurité militaire ne seraient pas accessibles en toute liberté via la banque d’images. Contacté, Google a d’ores et déjà assuré que la société collaborerait avec le gouvernement pour évacuer ce problème.

« Cela pourrait sérieusement compromettre la sécurité d'un pays », souligne ainsi V.S. Ramamurthy, le secrétaire du ministère fédéral indien de la Science et de la Technologie, qui estime encore que le site aurait pu demander l’aval des autorités avant de procéder à la mise en ligne. John Pike, directeur de Globalsecurity.org, cité par le New York Times, rappelle quant à lui que «Google Earth [ne fait] que reproduire des images déjà obtenues par quelqu'un d'autre. Si ces images étaient problématiques, le mal serait déjà fait.»

Dans la base, on découvre cependant Rashtrapati Bahwan, ancien Palais du vice-Roi et résidence officielle du Président, des bases navales, des centres atomiques et autres points considérés comme hautement controversés. La Corée du Sud avait déjà exprimé des critiques similaires sur le fait que la résidence de son Président était affichée en clair grâce au logiciel, avec ses coordonnées géographiques. La Thaïlande avait également fait connaître ses préoccupations sur ce système jugé trop intrusif. Plusieurs zones sensibles américaines sont d’ores et déjà « floutées » par Google dès l'origine, suite à des restrictions légales liées au secret défense et à la sécurité intérieure (voir par exemple pour la Maison Blanche).

maison blanche