Samsung pense déjà à la 6G et ses usages : ondes térahertz, hologrammes et réalité étendue

Vivement la 7G du coup ! 54
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Crédits : Sutad Watthanakul/iStock
Téléphonie
Sébastien Gavois

Alors que les débats font rage autour de l'intérêt de la 5G, les constructeurs anticipent déjà l'étape suivante : la 6G. Pour Samsung, il ne sera pas question que de débit ou de latence. Elle devra être adaptée à la réalité étendue, hologrammes et doubles numériques. Cette technologie,  qui pourrait utiliser les ondes térahertz, n'est pas attendue avant 2028.

La 5G est désormais une réalité, commençant à se déployer progressivement dans plusieurs pays du monde, de premiers smartphones étant disponibles. En France, il faudra attendre encore quelques semaines pour la fin des enchères. Mais déjà, Samsung publie un « livre blanc » anticipant la prochaine génération de réseaux de téléphonie mobile, la 6G. 

La 6G viendra combler les « manques » de la 5G

Pourquoi maintenant ? Car le fabricant pense « que c'est le bon moment pour commencer à se préparer », en reconnaissant évidemment que cela demandera comme toujours une bonne dizaine d'années entre la phase de recherche et la commercialisation. Il s’attend ainsi à voir arriver la prochaine norme et les premiers réseaux d’opérateurs en 2028.

Ce n’est d'ailleurs pas le premier à parler 6G : Huawei l’a déjà évoquée brièvementcomme LGOppoVivo… Mais Samsung va plus loin que ses concurrents avec un document de 46 pages qui dessine les grandes lignes des attentes du fabricant,  les usages qu'il imagine déjà et quelques idées de solutions technologiques pour atteindre ces objectifs.

Dans tous les cas, si 6G il y a, elle fera l'objet d'une normalisation auprès du 3GPP.

6G Samsung

Comme souvent dans ce genre de cas, il s’agit de faire mieux que la 5G, dans tous les domaines : « Il est raisonnable de penser que la 6G satisfasse de nouveaux besoins et exigences auxquels la 5G ne peut pas répondre ». La question est donc de savoir lesquels… d’autant que, malgré les promesses et anticipations des constructeurs, les usages d'un réseau mobile comme la 5G ne s'affinent que lorsque consommateurs et fournisseurs de services s'en emparent.

À la question « à quoi va servir [la 5G] ? », la réponse de Sébastien Soriano lors d’une audition au Sénat était aussi courte qu’expéditive : « je n’en sais rien ». Il détaillait son propos : « On ne sait pas à quoi vont servir les technologies avant qu’elles se déploient […] Quand on parle de technologie de communication, ce sont les usages de la société qui s’approprient cette technologie ». Une situation que l’on a déjà connue lors de l’arrivée de la 4G ; l’histoire ne fait donc que se répéter. 

Sans être devin, on pourrait dire la même chose de la 7G par rapport à la 6G.

Les quatre piliers de la 6G : IoT, IA, open source et social

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