Identité numérique : Alicem c’est fini, bienvenue à la CNIe

J’ai crié Alicem pour qu’elle revienne 35
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Crédits : metamorworks/iStock
Loi

La mission d’information de l’Assemblée sur l’identité numérique a rendu cet après-midi son rapport. Celui-ci arrive alors que l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) lance son marché public sur le futur système d’identité numérique et qu’un certain nombre de points doivent être tranchés rapidement. 

Tirant le bilan des nombreux échecs en la matière et des craintes entourant l’application Alicem, qui pourrait être abandonnée, les députés formulent une quarantaine de recommandations.

Un objectif : déployer massivement une solution d’identité numérique régalienne s’appuyant sur FranceConnect et la future carte nationale d’identité électronique. Avec un préalable : rassurer les citoyens. La mission, présidée par la députée socialiste Marietta Karamanli, avec comme rapporteurs les marcheurs Christine Hennion et Jean-Michel Mis, était conjointes aux commissions des affaires économiques et des Lois.

Elle rend ses conclusions quelques semaines après un autre rapport du CNNum sur le sujet, alors que des arbitrages gouvernementaux devront être rendus cet été. En introduction, les députés rappellent que l’identité numérique, vise à répondre au « besoin d’un moyen simple et sécurisé de prouver leur identité en ligne », tout comme, dans l’espace physique, la carte nationale d’identité permet de prouver son identité.

L’identité numérique doit garantir la confiance dans l’accès à certains services et lutter contre l’usurpation d’identité. Le rapport reprend d’ailleurs le chiffre de 200 000 victimes en France (en réalité issu d’un sondage 2015 pour Fellowes, une société qui commercialise des destructeurs de documents et des broyeuses à papier).

Pour le rapport, « la mise en place d’une solution d’identité numérique régalienne est un service proposé à la population […] En aucun cas, l’identité numérique ne doit conduire à une authentification obligatoire des internautes ». Les députés rejettent fermement l’idée de mettre fin à l’anonymat sur Internet.

L’identité numérique concernera des services publics comme les « demandes de procuration de vote, d’aides sociales, d’inscription sur les listes électorales, de dépôt de plainte, de téléconsultation médicale, de demande de passeport ». Des nouveaux usages qui « pourraient également s’étendre aux services privés, comme les services bancaires (ouverture d’un compte, demande de crédit, virement d’un montant élevé, …) ou assurantiels ».

Autre exemple : le déploiement du dossier médical partagé ou une signature électronique authentifiée. Une identité numérique également utile pour les élections professionnelles ou associatives, voire pour les élections consulaires des Français de l’étranger, mais que les députés souhaitent écarter pour les scrutins étatiques.

Alicem critiquée, abandonnée et recyclée ?

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