du 15 juillet 2020
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StopCovid : « l’utilité sanitaire concrète à ce jour semble bien négligeable »

Au Sénat, le rapport d’information « Mieux organiser la Nation en temps de crise » revient longuement sur la mise en œuvre de l’état d’urgence sanitaire en France. Il est notamment question de l’application StopCovid.

Après un rappel historique, les sénateurs distribuent les mauvais points : « l'absence de consensus scientifique sur l'efficacité d'une application en deçà d'un seuil élevé d'utilisateurs et l'obstacle de la fracture numérique », « contraintes inhérentes au choix de la technologie Bluetooth », « l'inefficacité, voire les effets pervers, d'un "pistage sans dépistage" » et « un risque pour les libertés : accoutumance à la surveillance numérique, normalisation juridique de l'exception et discriminations ».

Ils indiquent que « l'adoption par la population française reste minime (1,9 million de téléchargements seulement, auxquels il faut même retrancher 460.000 désinstallations) », contre 7 millions le jour du lancement de la solution développée en Allemagne. Et que « l'utilité sanitaire concrète à ce jour semble bien négligeable ; seules 68 personnes ont fait une déclaration de test positif via l'application, et avec seulement 14 utilisateurs avertis d'un risque de contact avec une personne contaminée, « StopCovid » apparaît bien comme un rendez-vous manqué ».

Le rapport pointe du doigt le coût des serveurs (environ 200 000 euros par mois) et précise que « le dispositif reste un des rares en Europe qui ne sera probablement pas interopérable avec les autres applications développées par nos partenaires européens ». Une solution pourrait venir du protocole DESIRE (évolution de ROBERT) d’Inria.

Tout n’est pas forcément à jeter pour autant : « Face au risque de reprise de l'épidémie à l'automne, comme le redoutent les autorités sanitaires, il est trop tôt à ce stade pour conclure sur l'utilité de cette application. Peut-être serons-nous alors heureux d'échapper à un reconfinement général grâce, en partie, au déploiement plus massif de cette application ».

Dans un billet de blog, l’entreprise explique que cette vulnérabilité obtient un score de 10.0 sur le Common Vulnerability Scoring System, soit la note maximale. Elle en a été informée le 19 mai dernier et comme le veut la tradition, la faille a été affublée d’un petit nom : SigRed.

Elle réside dans l’implémentation du DNS de Microsoft et concerne l’ensemble des versions de Windows Server (à partir de 2003 donc). Un pirate pourrait « élaborer des requêtes DNS malveillantes à destination du serveur Windows DNS, et exécuter du code arbitraire qui lui permettrait d’accéder librement à toute l'infrastructure », explique CheckPoint.

Microsoft ajoute que la faille est dite « wormable », signifiant qu’elle peut « se propager via des logiciels malveillants entre des ordinateurs vulnérables, sans interaction de l'utilisateur ». La société se veut rassurante : aucune attaque en cours n’exploiterait cette brèche.

Une solution de contournement est proposée via une modification dans la base de registre, sans avoir besoin de redémarrer la machine. Des correctifs sont également disponibles.

Windows DNS Server : Microsoft corrige une faille critique vieille de... 17 ans

Lancé en septembre dernier aux États-Unis, cet abonnement vous permet de profiter de « centaines de jeux et applications ». Au cours des derniers mois, 150 titres ont été ajoutés.

Il débarque aujourd'hui dans de nouveaux pays : France, Australie, Canada, Allemagne, Irlande, Italie, Nouvelle-Zélande, Espagne et Royaume-Uni.

Désormais, en plus d'un paiement mensuel de 4,99 euros, un forfait annuel est disponible, avec une importante remise à la clé : 29,99 euros par an. De plus amples informations sont disponibles sur cette page.

Google Play Pass disponible en France : 4,99 euros par mois ou 29,99 euros par an

L'hébergeur suisse continue de peaufiner ses outils de messagerie, avec la mise en place d'un assistant pour la création et la configuration d'adresses, ou l'augmentation de la taille des pièces jointes à 200 Mo. 

Mais on apprend surtout que « la technologie DMARC vient compléter les normes de sécurité DKIM et SPF », ces deux dernières étant déjà en place depuis quelques temps, comme nous l'avions noté dans notre dossier.

L'entreprise précise également que « depuis le 1er juillet, les messages indésirables ne sont plus redirigés. Cette mesure permet d'augmenter la délivrabilité de vos e-mails et de lutter contre le spam ».

Infomaniak ajoute le support de DMARC à son offre email
CNNum et fin de l'illimité sur le fixe : Sébastien Soriano dit non, Gilles Babinet se désolidarise

La semaine dernière nous évoquions un rapport du Conseil qui explorait de nombreuses pistes pour améliorer la relation entre numérique et environnement. Multipliant les recommandations, il s'agissait d'une sorte d'inventaire à la Prévert plus que d'une courte liste très structurée.

Si quelques bonnes idées y sont présentes, noyées, d'autres se sont fait remarquer, comme le fait d'inciter à la fin des forfaits illimités, notamment sur le fixe. Une proposition vite moquée ici ou là.  De quoi inciter le CNNum à s'expliquer, non sans maladresse : « le but est de sensibiliser les quelques % de clients avec des usages déraisonnables et d'inciter les services à être plus sobres, certainement pas de pénaliser tout le monde ! » a-t-il expliqué sur Twitter.

Jusqu'à inciter le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, à pousser un grand « NON » en réponse à cette proposition. Le vice-président du Conseil National du Numérique, Gilles Babinet, a de son côté indiqué qu'il « trouve ça aussi idiot. Contraire à l'esprit de l'internet qui veut que l'IP soit massif pour faire apparaître innovations et nouveaux usages ».

Dans un second tweet, il tempère : « Maintenant, l'esprit de la proposition, ce n'était pas d'interdire les forfaits illimités mais bien de proposer des forfaits moins chers et limités. Je pense pour ma part qu'il serait préférable de généraliser les analytics (usage, CO2, etc.) qu'autre chose ». Il y a fort à parier que l'affaire ne s'arrêtera pas là.  

Dans un communiqué, le gouvernement explique que « l'achat de nouvel équipement Huawei 5G sera interdit après le 31 décembre 2020 ». Ceux en place devront donc être changés.

« Au moment des prochaines élections, nous aurons mis en place une loi irréversible pour le retrait complet de l'équipement Huawei de nos réseaux 5G », affirme Oliver Dowden, secrétaire d'État au Numérique, à la Culture, aux Médias et au Sport. Les opérateurs ont jusqu'à fin 2027 pour procéder.

Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni avait décidé de laisser la porte entrouverte au fabricant chinois – en lui accordant un rôle limité – au grand dam des États-Unis.

Elle « ne manquera pas de susciter la colère de Pékin et la satisfaction de Donald Trump, engagé dans une bataille économique et technologique avec la Chine », ajoute Reuters.

5G : le Royaume-Uni bannit Huawei, les équipements en place devront être démontés d’ici 2027

Après une analyse technique et un article sur ses méthodes marketing, l'entreprise a publié un communiqué.  La réponse est celle souvent apportée lorsque de tels produits sont mis en cause : « plusieurs irrégularités rédhibitoires dans son protocole, qui faussent le résultat obtenu ».

L'entreprise met en avant son protocole, non détaillé, « s’approchant des tests réalisés par le laboratoire EMITECH ». Ce dernier est d'ailleurs celui ayant effectué « des tests indépendants réalisés [...] accrédité Cofrac »  servant de base à l'affirmation « scientifiquement prouvé » mise en avant par la marque.

Il ne reste plus qu'à attendre de voir si l'ANFR et l'ANSES se pencheront à leur tour sur la question. Et si la DGCCRF se décide un jour à se saisir de manière plus générale des produits « anti-ondes » qui se multiplient ces dernières années.

Critiquée sur l'efficacité de ses patchs « anti-ondes » Fazup répond

L’annonce a été faite par Sundar Pichai en personne (le patron de Google). Cela passera par la création du fonds Google for India Digitization et se déroulera en plusieurs étapes, sur 5 à 7 ans. 

Plusieurs axes de développement sont mis en avant :

  • permettre un accès et des informations abordables pour chaque Indien dans sa propre langue, qu’il s’agisse de l’hindi, du tamoul, du pendjabi ou de tout autre,
  • création de nouveaux produits et services en phase avec les besoins de l’Inde,
  • donner aux entreprises les moyens d’agir dans leur transformation numérique, 
  • tirer parti de la technologie et de l’IA dans des domaines comme la santé, l’éducation et l’agriculture.
Google va investir 10 milliards de dollars en Inde
Un kit Lego Nintendo NES pour 230 euros, le pack Les Aventures de Mario à 60 euros

L'entreprise continue de lancer de nouveaux sets misant la corde nostalgique de certains. Cette fois-ci, la société s’adresse aux amateurs de rétrogaming avec la Nintendo Entertainment System.

L'adaptation de la console « regorge de détails réalistes, notamment une fente pour insérer la cartouche avec fonction de verrouillage et un contrôleur avec un câble de raccordement et une prise. La console est fournie avec un téléviseur rétro à construire, comprenant un personnage plat de Mario 8 bits qui défile sur l’écran », affirme le fabricant.

La télé en Lego dispose aussi d’une encoche sur le dessus pour accueillir le personnage Mario – qu’il faut acheter dans un autre kit, vendu 60 euros – « pour le faire réagir aux ennemis, aux obstacles et aux bonus qui apparaissent à l’écran ». Le personnage « est doté de capteurs de couleur et d’écrans LCD dans les yeux, la bouche et le ventre, qui lui permettent de réagir au mouvement en affichant instantanément plus de 100 réactions différentes. Il intègre également un haut-parleur qui émet des sons et des musiques emblématiques du jeu vidéo ».

Si le principe devrait séduire les fans de la NES, le prix pourrait les refroidir : 230 euros pour la console (71374) et 60 euros de plus pour le Pack de démarrage Les Aventures de Mario.

Les amateurs d’aviation pourront profiter de la nouvelle version du jeu de Microsoft dans un peu plus d’un mois. Les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes : 69,99 euros pour l’édition Standard, 89,99 euros pour la Deluxe et 119,99 euros pour la Premium Deluxe. Les différences sont détaillées ici.

La version Standard sera également incluse dans le Xbox Game Pass pour PC (bêta). Rien n’est précisé concernant les consoles.

Le nouveau Flight Simulator sera disponible le 18 août sur PC, y compris dans le Xbox Game Pass

Comme nous l'avions montré dans notre enquête sur les publicités sur le thème des économies d'énergie, le réseau social n'est pas d'une efficacité folle lorsqu'il s'agit de faire disparaître celles qui dépassent les bornes mais reviennent sans cesse.

Chez France Info, Michel Cymes s'en plaint, évoquant d'autres publicités usurpant cette fois son identité et se multipliant malgré les signalements. 

« Si demain quelqu'un meurt et se retourne contre Facebook parce qu'ils ont laissé passer une publicité ayant entraîné la mort de quelqu'un, c'est Facebook qui va être responsable » conclut-t-il. 

Michel Cymes se plaint de la mauvaise modération publicitaire de Facebook

Marc Dandelot, président de la Commission d’accès aux documents administratifs, « a fait part au Président de la République de son souhait qu’il soit mis fin à ses fonctions » indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Sur proposition du Premier ministre, Jean-Luc Nevache, ancien préfet et directeur de cabinet au ministère de l'intérieur, est nommé à sa place. 

« Le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par le cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution ».  

Du changement à la tête de la CADA
SoftBank songerait à revendre ou introduire en bourse ARM

Il y a quelques jours, ARM expliquait vouloir se séparer de ses divisions IoT pour les placer directement sous le giron de SoftBank. Ce dernier a pour rappel racheté l'entreprise pour 32 milliards de dollars en 2016.

Selon le Wall Street Journal, le groupe serait en train d’explorer de nouvelles pistes, dont la revente ou une introduction en bourse. Le premier choix semble peu réaliste, tant les autorité en charge de la concurrence pourrait s'opposer aux candidatures qui viennent en tête : d'Apple à Intel en passant par Google ou NVIDIA par exemple.

Selon nos confrères, Goldman Sachs aurait été mandaté pour se pencher sur la question. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de SoftBank n’a pas souhaité faire de commentaire, mais à tout de même précisé que le retour d’ARM en bourse était une possibilité envisagée depuis longtemps.

Dans tous les cas, la période est propice pour SoftBank car les architectures ARM gagnent en popularité de nombreux marché depuis des années, et viennent de gagner un allié de poids avec la décision d'Apple d'utiliser ses propres SoC au sein de l'ensemble de ses produits. 

Selon Reuters, il s’agit de « la plus importante acquisition de l’année aux États-Unis ». Suite à cette annonce, l’action de Maxim a grimpé de plus de 13 % pour arriver aux alentours de 70 dollars (jusqu’à 73 dollars lors de l’annonce).

Cet accord étend « les domaines de compétence d’Analog Devices, déjà présent dans de nombreux secteurs industriels, les communications et la santé, à l’industrie automobile et aux centres de données », expliquent nos confrères en se basant sur des déclarations des deux sociétés.

La finalisation de ce rachat devrait prendre 18 mois, sous réserve de l’accord des autorités compétentes évidemment. 

Semi-conducteurs : Analog Devices veut racheter son concurrent Maxim pour 21 milliards de dollars

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