Stripe veut faciliter la création d'entreprises aux États-Unis, depuis le monde entier

Le rêve américain pour 500 dollars 19
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Crédits : AndreyPopov/iStock/ThinkStock
Société MWC

Stripe, un fournisseur de solutions de paiement en ligne a décidé d'élargir ses horizons en proposant de nouveaux services aux entreprises. Sa dernière idée, Atlas, permet à une société de s'établir facilement aux États-Unis, sans devoir y mettre les pieds.

La création d'une entreprise est toujours un moment délicat, tant il y a de démarches à effectuer, dans un laps de temps souvent court. Depuis peu, quelques start-ups ont flairé le filon et se mettent à proposer des services permettant d'alléger la charge administrative des sociétés, quitte à sortir parfois de leur secteur d'activité fétiche.

Atlas, une interface pour s'établir facilement aux États-Unis

Jusqu'ici, Stripe est surtout connu pour sa solution de paiement en ligne. Elle permet par exemple aux sites marchands d'intégrer facilement un module de paiement sécurisé. Un produit notamment utilisé par Humble Bundle pour son offre d'abonnement récurrent. L'entreprise propose également une application mobile permettant aux commerçants d'accepter les paiements par carte bancaire sans disposer d'un terminal spécifique, un terrain sur lequel Square, l'autre entreprise fondée par Jack Dorsey (avec Twitter), est également présente.

Lors du MWC, la start-up a surpris son petit monde en annonçant un nouveau produit : Atlas. Cette fois-ci il n'est pas simplement question de paiement en ligne, mais de proposer à ses clients de confier à Stripe l'établissement de leur entreprise aux États-Unis, pour seulement 500 dollars. 

Pour ce tarif, le prestataire s'occupe de toutes les démarches nécessaires à la création d'une société dans l'État du Delaware, davantage connu pour son climat fiscal favorable que pour n'importe quoi d'autre. Stripe se charge également d'ouvrir un compte bancaire pour la société au sein de la Silicon Valley Bank et d'obtenir un numéro d'identification fiscal pour la nouvelle entité. Bien évidemment, un compte Stripe est également inclus dans le package. 

Un soutien qui se limite au coup d'envoi

En plus de cela, la start-up fournit quelques conseils sous la forme de deux guides, l'un concernant la fiscalité (rédigé par le cabinet PwC) et l'autre traitant des aspects légaux, (fourni par Orrick). Et le soutien de Stripe sur ce point s'arrête là. Le prestataire de paiement ne s'occupera pas de vos déclarations d'impôts par la suite. Seul coup de pouce : une unique consultation téléphonique avec Orrick et PwC pour se mettre le pied à l'étrier. Au-delà, il faudra signer un contrat avec eux pour avoir leur soutien.

Amazon s'est également invité dans l'affaire en promettant un accès spécial à ses formations web sur l'utilisation de ses Web Services, en espérant ainsi attirer de nouveaux clients dans ses filets. Le géant américain n'y va d'ailleurs pas de main morte et assure fournir jusqu'à 15 000 dollars de crédits promotionnels sur AWS aux 500 premiers bêta-testeurs du service.

En France, des start-ups veulent simplifier les démarches administratives et légales

Il n'y a pas qu'outre-Atlantique que l'on cherche à s'épargner des lourdeurs de l'administration. En France, plusieurs start-ups se sont ainsi spécialisées dans ce que l'on pourrait appeler la « legal-tech ». Leur objectif : débarrasser les autres entreprises des tâches les plus ingrates sur le plan administratif grâce à des plateformes regroupant parfois plusieurs services. 

Guacamol propose par exemple le même genre de service que Stripe à destination des start-ups françaises, en éditant leurs statuts et en faisant la plupart des déclarations légales nécessaires à l'amorçage de l'entreprise. Là encore, comme dans le cas de son homologue américain, c'est aux fondateurs de faire le nécessaire pour la suite, notamment avec l'administration fiscale. La solution hexagonale est par contre un peu plus coûteuse, comptez 1 000 euros.

PayFit s'est spécialisée de son côté dans l'édition de fiches de paie pour les entreprises, via une interface en ligne. D'autres visent un peu plus large tel que Fred de la Compta qui se présente comme une « plateforme de communication entre vous et Fred votre expert comptable/secrétaire/juriste... » et se charge entre autre choses des déclarations fiscales nécessaires à votre activité, de quoi s'éviter quelques maux de tête. L'administration française étant perçue comme très lourde, les start-ups qui parviendront à simplifier la vie des autres sont promises à un bel avenir.

Publiée le 26/02/2016 à 12:00
Kevin Hottot

Journaliste spécialisé dans l'univers du jeu vidéo. Passionné par le Dogecoin, le financement participatif. Ne se déplace jamais sans son poney.

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