Revue de presse : Far Cry Primal est-il plus qu'un simple copier-coller ?

Ça dépend, ça dépasse ? 69
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Deux ans après le lancement de son quatrième opus, la saga Far Cry fait son retour avec Primal, épisode se déroulant en pleine préhistoire. Ce nouveau décor historique est-il suffisant pour redonner un peu d'originalité à la franchise ? Nos confrères répondent.

La semaine dernière, Ubisoft dévoilait ses résultats trimestriels, et ils n'étaient pas à la hauteur des attentes. Pour compenser ce contrecoup, l'éditeur a promis à ses investisseurs qu'il lancerait deux gros titres avant fin mars : Far Cry Primal et The Division. Des sorties qui ont lieu à un moment critique pour l'entreprise, puisque l'ogre Vivendi continue petit à petit de monter à son capital.

Mammouth écrase les prix

Mais trêve de considérations financières et attardons-nous sur le titre en lui-même. Dévoilé tard l'an dernier, Far Cry Primal plonge le joueur en plein milieu de la préhistoire. Il y incarne Takkar, le seul survivant d'un groupe de chasseurs tombé dans l'embuscade d'une tribu rivale. Le premier objectif est donc de rester en vie dans un milieu plus qu'hostile, peuplé de tigres au dents de sabre, de mammouths, et de blaireaux.

Comme dans les volets précédents, dépecer ses victimes animales permet de confectionner divers ustensiles pour s'équiper et se protéger et les similitudes avec Far Cry 3 et 4 ne s'arrêtent pas là, bien au contraire. Vous aimiez les conquêtes de postes avancés ennemis ? Bonne nouvelle, c'est encore au programme. Grimper au sommet de points hauts pour découvrir la carte des environs vous procure le grand frisson à chaque fois ? Bienvenue chez Ubisoft, car plus que de simplement reprendre les mécaniques de jeu des Far Cry précédents, Primal ne diffère pas des autres titres de l'éditeur de ce point de vue là.

Un scénario très léger

Ce n'est pas le seul point faible de Far Cry Primal. Son scénario ne brille pas par sa profondeur, pour ne pas dire qu'il tiendrait sur une simple peinture rupestre, et malheureusement le grand méchant n'a rien de très charismatique. Un point d'autant plus dommageable que les Vaas et Pagan Min des deux volets précédents avaient su marquer les esprits.

Côté gameplay encore, certains de nos confrères, comme au Journal du Gamer, notent que « les quelques éléments ajoutés pour "coller" au thème préhistorique ne sont pas assez approfondis ». L'exemple le plus marquant reste celui des chasses épiques faisant office de boss : « Totalement scriptées, leur manque de choix stratégique se révèle franchement frustrant et rappellent, à bien des égards, les errances de Deus Ex : Human Revolution » notent-ils. Par contre sur YouTube, tout le monde semble avoir adoré.

Mais tout n'est pas négatif et dans son ensemble Far Cry Primal reste un jeu correct, en partie sauvé par sa direction artistique et par l'originalité de son univers et bien que déjà vus et revus, ses mécaniques fonctionnent. Mais avant de vous ruer sur les moutures pour PlayStation 4 ou Xbox One, disponibles dès demain ou sur la version PC prévue pour mars, n'hésitez pas à jeter un œil sur les quelques tests de nos confrères.

En français :

En anglais :

Publiée le 22/02/2016 à 17:00
Kevin Hottot

Journaliste spécialisé dans l'univers du jeu vidéo. Passionné par le Dogecoin, le financement participatif. Ne se déplace jamais sans son poney.

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