[MàJ] Adblock Fast est de retour sur le Play Store

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Mise à jour : Comme l'on pouvait s'y attendre, Adblock Fast est de retour sur le Play Store comme l'annonce son éditeur, Rocketship. Celui-ci ne donne pas plus d'explications, Google ayant seulement validé un « appel » suite au rejet. La société utilise d'ailleurs toujours un visuel du moteur de recherche pour vanter son efficacité.

Après l'annonce triomphante d'un partenariat avec Samsung, capture du site de Google avec des publicités bloquées à l'appui, Adblock Fast fait grise mine. L'application n'est en effet plus disponible sur Android alors que ses concurrents sont toujours en place.

Il y a quelques jours, on apprenait que le navigateur de Samsung ouvrait la voie aux bloqueurs de contenus. Un premier partenaire sortait alors du bois afin de permettre le blocage de la publicité, Adblock Fast, avec une capture de la page d'accueil de Google pour prouver ses dires. 

Samsung, un annonceur de plus s'amuse avec le blocage de la pub

Cette façon de faire, qui ressemble à celle mise en place par Apple, semble néanmoins ne pas avoir réussi à notre duo de choc. En effet, même si elle permet à Samsung de se dédouaner de toute volonté de bloquer spécifiquement la publicité, la présence d'Adblock Fast sur le Play Store n'a duré que quelques heures. Retirée dès mardi, l'application n'est toujours pas de retour.

Rocketship, société éditrice de l'application, a ainsi mis à jour son billet d'annonce. On y apprend que c'est peu après avoir été mis en avant dans le top des applications gratuites qu'Adblock Fast a été retiré. La société incite les utilisateurs à rester en contact afin de savoir quand l'outil sera de retour - une bonne manière de récupérer des emails - mais n'en dit guère plus.

De son côté, Samsung n'a pas réagi. La société s'était en effet contenté de vanter l'arrivée de son nouveau partenaire via certains de ses comptes Twitter (mais pas en France). 

Adblock Fast vs Google

Brian Kennish, fondateur de Rocketship notamment connu pour avoir créé Disconnect et avoir travaillé chez Google sur DoubleClick, s'est par contre un peu plus ouvertement exprimé, via son compte Twitter où il fait connaitre son ressentiment envers la décision de son ancien employeur.

Il a précisé à nos confrères de VentureBeat la raison qui aurait été invoquée par Google pour ce retrait : la clause 4.4 du contrat relatif à la distribution sur Google Play pour les développeurs. Celle-ci précise qu'ils acceptent de ne pas s'engager « à toute activité avec le Store, y compris le développement ou la distribution de Produits, qui interfère avec, perturbe, endommage, ou accède de manière non autorisée aux appareils, serveurs, réseaux, ou autres propriétés ou services appartenant à tout tiers, y compris, mais sans s'y limiter, à des utilisateurs Android, Google ou tout opérateur de réseau mobile. Vous ne devez pas utiliser des informations obtenues sur le Store pour vendre ou distribuer des Produits en dehors du Store. »

Une définition assez floue pour que l'on ne sache pas clairement ce qui est reproché, Google se permettant une fois de plus de ne pas commenter l'affaire.

Les autres bloqueurs restent disponibles

Si certains ont évoqué la possibilité d'un blocage du fait de l'interaction nécessaire entre les deux applications, cela serait étonnant. En effet, un autre bloqueur est toujours disponible : Crystal pour Samsung Internet. Mais celui-ci n'utilise pas de visuel du site de Google pour vanter ses capacités. C'est peut-être d'ailleurs ce pied de nez qui est à l'origine de la colère du géant américain.

Reste donc à connaître la véritable raison de cette suppression et surtout à voir si un retour est possible pour Adblock Fast, qui va sans doute payer lourdement son retrait au lancement de la nouvelle version du navigateur au profit d'autres solutions. 

Quel avenir pour la publicité mobile ?

Une chose est sûre, Google n'a toujours pas lancé de guerre aux bloqueurs de publicités. Comme dans le Web Store de Chrome, ceux-ci restent largement disponibles comme c'est le cas d'Adblock Plus (Eyeo) qui propose d'ailleurs aussi une version dédiée au navigateur de Google, ou d'une dizaine d'autres solutions.

La question de l'avenir de la publicité mobile pour les sites reste donc posée. Et plus que les batailles entre tel ou tel acteur, c'est cette question qui devra trouver une réponse à plus ou moins long terme.

Publiée le 05/02/2016 à 17:27 Mise à jour le 09/02/2016 à 16:30
David Legrand

Directeur des rédactions et responsable des L@bs de Nancy. Geek de l'extrême spécialisé dans l'analyse des produits high-tech, les réseaux sociaux et les trios d'écrans. Adepte du libre.

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