SoundCloud : les artistes d'Universal Music et les abonnements payants en approche

Et un litige de moins 9
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La plateforme de musique en ligne vient de signer un accord avec Universal Music Group. La major mettra à disposition son catalogue au service, qui fournira en retour ses outils professionnels aux artistes. Ce contrat doit avant tout apporter une sécurité juridique au service, qui a connu quelques démêlés liés au droit d'auteur au Royaume-Uni.

Et de deux. Après Warner Music fin 2014, SoundCloud a signé mercredi un accord avec Universal Music Group. Le contrat permet à la plateforme de musique en ligne de diffuser les artistes signés chez Universal Music, l'un des trois principaux majors de la musique, avec Warner et Sony. « Plus d'artistes, plus de morceaux, plus des derniers tubes et de nouvelles découvertes arriveront bientôt sur SoundCloud » promet le service dans son communiqué.

Un cadre pour les œuvres transformatives

Surtout, l'accord permettra aux utilisateurs de la plateforme d'utiliser l'immense catalogue Universal Music dans des remixes. « Avec UMG à bord, nous pensons avoir l'opportunité de créer un écosystème viable où de multiples formes d'expression cohabitent et pour que les artistes viennent partager leurs travaux, à toutes les étapes de leur carrière » lance le service, qui compte 175 millions d'utilisateurs mensuels et plus de 100 millions de morceaux.

Pour rappel, SoundCloud permet d'héberger ses morceaux de musique sur sa plateforme et aux utilisateurs d'interagir avec, par exemple en les commentant. Comme d'autres plateformes, l'un des soucis de SoundCloud est de permettre aux utilisateurs de remixer des extraits d'œuvres commerciales dans les leurs. Dernièrement, YouTube s'est engagé à défendre certaines vidéos face aux demandes de retrait abusives. SoundCloud, lui, table sur des accords avec les labels pour héberger sereinement ces œuvres transformatives.

Une plus grande sécurité juridique

En contrepartie, les entités au sein d'Universal Music pourront bénéficier « des outils promotionnels, des outils et des données de SoundCloud ». Une démarche assez différente de celle d'un Spotify par exemple, qui a ouvert ses données aux artistes et à leurs agents pour les séduire, excluant les labels.

SoundCloud avait donc déjà signé avec Warner Music, Merlin (qui regroupe des artistes indépendants) et PRS for Music, qui représente les intérêts de compositeurs et de labels anglais. Ce dernier a conclu un accord en décembre, mettant fin à une procédure judiciaire pour violation du droit d'auteur par les utilisateurs de SoundCloud. Reste donc encore à convaincre Sony Music, le dernier des trois majors à ne pas avoir signé.

Des abonnements payants dans le courant de l'année

Ce second accord avec un major devrait aussi permettre à SoundCloud de se développer, alors que sa santé financière pose question. La société aurait d'ailleurs obtenu un financement d'environ 35 millions de dollars auprès d'une société d'investissement spécialisée dans les cas spéciaux, comme l'a relevé TechCrunch, citant le site suédois Digital.

Pour le moment, la plateforme permet à certains créateurs de se financer par la publicité, via un programme sur invitation. Elle a aussi récemment lancé une application SoundCloud Pulse, destinée aux créateurs. Surtout, le service doit sortir un abonnement payant dans le courant de l'année, dont la forme n'est pas encore connue, ce d'abord aux États-Unis.

Publiée le 14/01/2016 à 16:10
Guénaël Pépin

Journaliste jamais sans sa fibre, spécialiste du marché des télécoms, dénicheur d'initiatives et de replays innovants.

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