Facebook Messenger : 800 millions d'utilisateurs, les objectifs pour 2016

Invasion 26
image dediée
Applications

Messenger a officiellement dépassé les 800 millions d’utilisateurs. Faisant le point sur les progrès accomplis cette année, Facebook en profite pour donner les directions qui seront suivies en 2016. Comme on s’en doutait, l’abstraction du numéro de téléphone figure en bonne position.

La plateforme de messagerie Messenger compte donc désormais plus de 800 millions d’utilisateurs actifs, c’est-à-dire qui s’en servent au minimum une fois par mois. Autres chiffres clés de ce succès, le service voit s’échanger plus de dix milliards de photos tous les mois. Sur iOS, il s’agit même de la seconde application la plus téléchargée, le maillot jaune n’étant autre que… Facebook.

David Marcus, vice-président des produits de messagerie chez l’éditeur, en profite dans un billet de blog pour faire le point sur l’ensemble des améliorations survenues sur Messenger durant l’année 2015. Appels vidéo, commandes de trajets Uber, personnalisation des discussions avec couleurs et surnoms, envois et réceptions de paiements, meilleur partage de la géolocalisation, possibilité d’inviter n’importe quel utilisateur pour une discussion, messages éphémères ou fin de l’obligation d’avoir un compte Facebook étaient ainsi au programme.

Une présence imposante qui ouvre des portes

Pour 2016, Facebook n’a plus qu’à continuer dans cette trajectoire. Avec 800 millions d’utilisateurs, Messenger montre encore une fois qu’il devient un réseau alternatif crédible face aux SMS classiques, d’autant qu’il autorise de nombreuses actions supplémentaires, mais que l’on retrouve souvent dans des solutions concurrentes : conversations de groupes, messages à durée de vie limitée, intégration des .gif et ainsi de suite. Tout ce qu’il manque, c’est de supplanter le numéro de téléphone et les textos classiques.

Pour cela, Messenger a un avantage de poids : les carnets d’adresses des utilisateurs et Facebook. Le numéro de téléphone n’est plus qu’une information parmi d’autres, pour aiguiller le service vers les contacts en relation. Il suffit donc d’installer Messenger sans même un compte Facebook pour retrouver d’autres personnes, comme dans un gigantesque annuaire. Ce à quoi ne peut pas prétendre le SMS classique, du moins pas sans passer par un service tiers.

messenger

Être partout, pour à peu près tout et n'importe quoi

Ce que veut Messenger, c’est prétendre à l’universalité. L’autre grand projet est donc de devenir une plateforme globale de messagerie, pour mettre en relation les utilisateurs avec différents services, qui iront des achats de billets de trains ou d’avions à la commande de trajets pour les VTC (ce qui a déjà commencé avec Uber), en passant par la mise en relation avec le service client.

Facebook pourrait ainsi offrir un moyen de communication à faible coût que les entreprises pourraient exploiter depuis leur page officielle. Pas question de laisser la main à Twitter sur ce terrain, d’autant que Facebook est nettement plus présent dans le grand public, à tel point qu’on pourrait presque parler d’ubiquité.

De la personnalisation et de l'intelligence artificielle

Messenger souhaite également devenir plus personnalisable, notamment pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs sur la manière dont ils organisent ou même perçoivent les discussions. Si le service doit devenir en effet le lieu de tous les échanges, il doit permettre de différencier une discussion avec un membre de la famille d’une autre avec un service client ou un collègue de travail. Il faudra également proposer les bons outils pour accompagner les conversations avec, pourquoi pas, des outils de présence, de signalisation de la position aux amis proches, etc.

Messenger va en outre se porter un peu plus au-devant de l’intelligence artificielle. Facebook n’en est qu’à ses débuts dans ce domaine, mais la société espère découvrir par ce biais un peu mieux les habitudes des utilisateurs et surtout ce qu’ils aimeraient pouvoir faire directement depuis l’application. Il semble ainsi normal à l’éditeur de faire livrer des fleurs, réserver un restaurant ou prévoir des activités depuis son service. Notez que ces travaux se sont déjà manifestés avec le premier pas de l'éditeur, nommé « M ».

Facebook cherche le plaisir

Enfin, Facebook aborde une notion floue mais recherchée : le plaisir. La firme souhaite clairement que l’utilisateur se « régale » à utiliser Messenger, mais n’en dit pas davantage sur la manière d’y parvenir. Si elle manque d’idées, nous avons d’ailleurs quelques suggestions simples, à commencer par une réduction sensible du poids de l’application, proche des 90 Mo sur iOS. Ceci afin de retrouver une légèreté que les appareils un peu anciens regrettent depuis longtemps. Par ailleurs, même s’il est agréable de pouvoir changer la couleur de la conversation ou d’affecter un surnom à un contact, pourquoi imposer ces changements aux autres membres de la discussion ?

Ainsi, choisir du vert impose cette couleur à tous les participants, menant parfois à des batailles pour savoir laquelle choisir. N’aurait-il pas été beaucoup plus simple que le choix des teintes ne se répercute que du côté de l’utilisateur qui les choisit ? On aurait aimé également pouvoir choisir une couleur générale pour l’ensemble des contacts, dans le cas où le bleu proposé par défaut viendrait à lasser. De même, attention aux surnoms que vous choisissez pour vos contacts, car ils recevront une notification pour les en avertir.

2016 semble une année déterminante pour Messenger. La question est de savoir si les utilisateurs apprécieront la direction prise d’un service capable à peu près tout et n’importe quoi.

Publiée le 08/01/2016 à 11:30
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

Soutenez nos journalistes

Le travail et l'indépendance de la rédaction dépendent avant tout du soutien de nos lecteurs.

Abonnez-vous
À partir de 0,99 €


chargement
Chargement des commentaires...