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[Dossier PCi] Comment Protect Artists retire des liens au nom des ayants droit

It's fun to stay at the D-M-C-A

Plutôt que de faire eux-mêmes la chasse aux liens permettant de télécharger illégalement des fichiers sur Internet, certains ayants droit passent par des sociétés spécialisées dans ce type de formalités. Nous avons ainsi pu interroger l'une d'entre elles : Protect Artists. 

Pour quelques centaines d'euros par mois, la société Protect Artists propose à ses clients d'effectuer en leur nom des demandes de retrait de contenus considérés comme illicites. En l'occurence, elle contacte différents responsables de sites tels que des hébergeurs de fichiers (MEGA, DepositFiles, etc.), des réseaux sociaux, des plateformes de vidéos telles que YouTube ou Dailymotion, afin qu'ils suppriment de leurs serveurs des fichiers portant manifestement atteinte à leurs droits d'auteurs.

 

Protect Artists

 

Même si la plupart du dispositif est automatisé via un logiciel spécifique, une partie de la veille et du processus nécessite une intervention humaine. Derrière cette entreprise plutôt modeste, se cachent ainsi quatre garçons cumulant cette activité avec leurs études. Ces derniers ont bien voulu nous expliquer comment ils travaillaient et pourquoi ils avaient décidé de se lancer dans cette aventure, il y a de ça deux ans.

 

« Pour la seule semaine du 29 juillet au 5 août 2013, Google affirme avoir été sollicité par des ayants droit afin d’obtenir le déréférencement de plus de 4,33 millions d’URL. À la clé : la disparition d’autant de pages des résultats de son moteur de recherche. Cet exemple illustre d'ailleurs parfaitement le dispositif encadré par le statut juridique des hébergeurs.

En effet, en Europe comme aux États-Unis, ceux-ci ne peuvent voir leur responsabilité engagée qu’à partir du moment où ils n’agissent pas suite à une notification effectuée dans les formes par un ayant droit. En gros, c’est à celui qui estime que ses droits de propriété intellectuelle sont violés de contacter un intermédiaire pour qu’un contenu stocké sur ses serveurs soit retiré. Si ce mécanisme rend parfois vert de rage certains ayants droit, il est néanmoins pensé pour ne pas avoir à imposer aux hébergeurs une surveillance généralisée des flux transitant par leurs services. »

Publiée le 23/08/2013 à 17:45

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Il y a 125 commentaires

Avatar de Cacahuete586 INpactien
Cacahuete586 Le vendredi 23 août 2013 à 17:46:55
Inscrit le dimanche 9 avril 06 - 692 commentaires
Un dossier gratuit
Avatar de 127.0.0.1 INpactien
127.0.0.1 Le vendredi 23 août 2013 à 17:52:18
Inscrit le mercredi 29 avril 09 - 13537 commentaires
Pour la seule semaine du 29 juillet au 5 août 2013, Google affirme avoir été sollicité par des ayants droit afin d’obtenir le déréférencement de plus de 4,33 millions d’URL.


Bah, c'est une bonne chose dans le fond. Ca évite que Google devienne le seul moteur de recherche pirate... Rien de tel que la diversité.
Avatar de David_L Equipe
David_L Le vendredi 23 août 2013 à 17:52:53
Inscrit le vendredi 13 septembre 02 - 27007 commentaires
Un dossier gratuit

C'est juste le second de la journée en fait ;)
Avatar de maxxyme INpactien
maxxyme Le vendredi 23 août 2013 à 18:14:49
Inscrit le mardi 27 juin 06 - 1505 commentaires
Etrange cette société, car malgré son nom, elle semble française (page Facebook)... et elle n'a même pas de site internet ?! ooo.gif

EDIT : "S’enclenche ensuite la rédaction des notifications, sans toutefois que chaque fichier ait été téléchargé afin de s'assurer qu'il corresponde bien à la propriété intellectuelle du client." => ça commence bien, ils ne vérifient pas VRAIMENT si les fichiers soit-disant illégaux sont bien ceux des clients...

Edité par maxxyme le vendredi 23 août 2013 à 18:16
Avatar de ProtectArtists INpactien
ProtectArtists Le vendredi 23 août 2013 à 18:24:32
Inscrit le vendredi 23 août 13 - 15 commentaires
Etrange cette société, car malgré son nom, elle semble française (page Facebook)... et elle n'a même pas de site internet ?! ooo.gif

EDIT : "S’enclenche ensuite la rédaction des notifications, sans toutefois que chaque fichier ait été téléchargé afin de s'assurer qu'il corresponde bien à la propriété intellectuelle du client." => ça commence bien, ils ne vérifient pas VRAIMENT si les fichiers soit-disant illégaux sont bien ceux des clients...


Bonjour à toi,

Tout d'abord je remercie la rédaction de PCi pour nous avoir accordé cet entretien.

Pour vous répondre, bien entendu que nous vérifions chaque lien de nos clients, nous faisons attention et vous pouvez vérifier sur les requêtes dmca Google :)

On va pas aller signaler du Goldman pour du Hallyday :)

Nous n'avons plus de site internet mais en attendant, nous démarchons via mail avec un pdf détaillant nos services :)

Bonne journée.

Il y a 125 commentaires

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