Les majors britanniques en appellent aux FAI pour bloquer trois sites web

Bénévolat 11

Après le blocage de The Pirate Bay, la British Phonographic Industry veut s’attaquer à trois autres sites accusés de participer au piratage de fichiers musicaux. Mais avant de saisir la justice, le bras armé des principaux ayants droit de la musique britannique n’a pas hésité à demander aux FAI de bien vouloir effectuer ce blocage, sur la base du volontariat.

h33T

 

La semaine dernière, six FAI britanniques ont reçu un courrier signé par la British Phonographic Industry, l’association des majors du Royaume-Uni. Les opérateurs concernés, BT, Sky, Virgin Media, O2, EE et TalkTalk, étaient invités à bloquer trois sites : Fenopy, H33t et Kickass Torrents, comme le révèle la BBC. Selon la BPI, ces sites contribueraient au piratage d’œuvres musicales protégées.

 

« Comme The Pirate Bay, ces sites tirent profit de la distribution illégale de titres musicaux qui ne leur appartiennent pas, sans autorisation et sans donner un centime aux musiciens, auteurs et producteurs qui en sont à l’origine », a expliqué un porte-parole de la BPI à la BBC. D’après lui, « l'existence de ces sites nuit à la croissance de l’offre légale de musique numérique du Royaume-Uni, qui est en plein essor ».

Les FAI attendent l'intervention de la justice 

Néanmoins, les FAI concernés ne semblent pas pour l'instant disposés à accéder aux requêtes de la BPI, surtout sans l’intervention d’un juge. L’association se trouve toutefois renforcée par la récente décision prononcée à l’encontre de The Pirate Bay. Fin avril, la justice britannique a effectivement ordonné à ces mêmes opérateurs de bloquer le célèbre site suédois, après que ce dernier ait été reconnu coupable de contrefaçon, en février par la Haute Cour de Justice de Londres.

 

La BPI estime maintenant ces FAI sont désormais prêts à mettre rapidement en place des mesures similaires. Un blocage d’ici à fin décembre serait d'ailleurs envisagé par l'association, quand bien même cette opération nécessitera une intervention judiciaire.

 

« On dirait bien que le blocage de sites web est désormais une réalité au Royaume-Uni » a regretté un porte-parole du Parti Pirate britannique, interrogé par TorrentFreak. Selon lui, « la BPI a trouvé un moyen de censurer les sites qu’elle n’aime pas ».

Par Xavier Berne Publiée le 23/10/2012 à 16:49
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