Une fusion entre l’ARCEP et le CSA serait « logique » selon Martin Bouygues

Le téléphone pleure 16

Alors que le Premier ministre a demandé la semaine dernière aux membres de son Gouvernement de lui soumettre des propositions de rapprochement entre le CSA et l’ARCEP pour fin novembre, Martin Bouygues vient de déclarer qu’une fusion entre ces deux autorités serait « logique », comme le rapporte l’AFP. Le PDG du groupe du même nom en a néanmoins profité pour raviver ses critiques à l'égard de chacun de ces régulateurs.

bouygues

 

À l’occasion de la présentation des résultats trimestriels de son groupe, Martin Bouygues a déclaré aujourd'hui que la « convergence forte des technologies » et le rapprochement entre « contenant et contenu » lui permettaient de voir une « logique » à la fusion entre le CSA et l’ARCEP. Néanmoins, le PDG a ajouté que « sur le fonctionnement de ces hautes autorités, il y a quand même des questions qui se posent », précisant qu’il fallait notamment « plus de transparence ».

 

« Ce qui m'étonne le plus dans tout ça, c'est le fonctionnement de tous ces systèmes » régulateurs, a-t-il affirmé à l’AFP, « parce que moi, je ne les comprends pas toujours très bien ». Martin Bouygues s’est ensuite fait plus clair, évoquant explicitement le rôle joué par l’ARCEP dans l’arrivée de Free Mobile, concurrent direct de Bouygues Télécom. Selon lui, la décision du gouvernement précédent a été « largement poussée par le régulateur ». « Quelles études d'impact ont été faites ? Est-ce qu'il y en a eu ? Combien ont-elles coûté ? Qu'est-ce qui est dedans ? » s’est interrogé Martin Bouygues.

 

Ce n’est pas la première fois que le PDG de Bouygues se plaint de l’arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie. On se souvient ainsi de la lettre qu’il avait envoyée aux parlementaires en juillet dernier, dans laquelle il remettait notamment en cause l’accord d'itinérance passé avec Orange.

 

Autre sujet d’insatisfaction de Martin Bouygues : la création de nouvelles chaînes sur la TNT, même si cette fois, ce dossier est du ressort du CSA. « Quelles études d'impact ont été faites ? Je serais curieux de les voir ! » s’est-il plaint auprès de l'agence de presse française, regrettant que les acteurs du secteur n’aient pas été consultés. Le propriétaire de TF1 s’est enfin dit « franchement estomaqué » que le régulateur « ne s'intéresse même pas tellement à ce qui nous arrive, et ne nous pose pas de questions sur nos prévisions à six mois ».

Par Xavier Berne Publiée le 29/08/2012 à 15:34
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