OS X Mavericks : une évolution plus en douceur que pour iOS

image dediée
OS
Finder et Safari

Apple a dévoilé mercredi soir, aux côtés d’iOS 7, la nouvelle mouture de son système d’exploitation OS X, baptisée Mavericks. Fini les noms de félins, et bonjour aux spots de surf. Nous nous sommes penchés sur la première préversion offerte aux développeurs pour plonger dans les nouveautés et vous proposer un tour du système en images.

 

mavericks

 

Mavericks sera donc le prochain OS X d’Apple. Attendu pour cet automne, il devrait a priori pouvoir être installé sur n’importe quel Mac si ce dernier est déjà compatible avec Mountain Lion. Mavericks comporte deux aspects dans ses nouveautés : des optimisations sous le capot ainsi que du neuf côté utilisateur. Nous vous proposons de découvrir d’abord les fonctionnalités ajoutées, d’autant que certaines sont attendues depuis longtemps.

Finder : place aux onglets et aux tags

Le Finder gagne deux fonctionnalités importantes. Premièrement : les onglets. Ils s’utilisent exactement de la même manière que dans un navigateur. On peut ainsi effectuer un clic droit sur n’importe quel dossier pour ouvrir un nouvel onglet, comme on le ferait avec un lien, en ouvrir un vide via le symbole « + » à droite, ou encore laisser la touche CMD enfoncée tout en faisant un double-clic sur un dossier.

 

mavericks mavericks

 

Le raccourci clavier est exactement le même, CMD + T, de même que celui pour fermer l’onglet actif, CMD + W. Ce dernier ne peut d’ailleurs plus fermer la fenêtre complète si elle contient plusieurs onglets, et il faudra ajouter MAJ pour le faire. Petit regret cependant : le clic molette n’est pas pris en charge, ni pour ouvrir un onglet, ni pour le fermer.

 

mavericks

 

Globalement, la gestion des onglets reste en territoire connu. Ainsi, chacun peut être déplacé librement, voire sorti de la fenêtre. À ce moment, une nouvelle fenêtre indépendante s’ouvre avec le contenu de l’onglet. À l’inverse, si l’utilisateur dispose de plusieurs fenêtres indépendantes, il peut les réunir en une seule, avec autant d’onglets que nécessaire.

 

L’un des intérêts majeurs de l’affichage par onglets est évidemment le gain de place puisqu’une seule fenêtre permet de tout rassembler. En outre, chaque onglet dispose de sa propre présentation et l’utilisateur pourra ainsi l’adapter en fonction du contexte. Ce qui permet d’ailleurs d’utiliser le Finder en mode plein écran, les onglets ajoutant suffisamment de souplesse pour rendre l’utilisation efficace.

Des étiquettes pour les dossiers et documents 

L’autre grand ajout du Finder, ce sont les tags. Il s’agit d’étiquettes de couleur auxquelles on peut éventuellement donner des noms. Les tags s’apposent sur les éléments du Finder, qu’il s’agisse de documents ou de dossiers. Les catégories sont déjà présentes et servent donc à trier les éléments que l’utilisateur a ainsi classés par couleurs.

 

mavericks mavericks

 

Les tags représentent une évolution logique de l’abstraction entre les données et leur classement. Ce dernier ne repose plus spécifiquement sur des dossiers, mais des métadonnées, dont les tags font partie. Les noms peuvent évidemment être modifiés et un exemple simple sera de créer une catégorie « Important » pour le rouge, permettant ainsi d’afficher rapidement les données cruciales sans les chercher dans leurs dossiers.

 

mavericks

 

Le nombre de couleurs est limité, mais pas le nombre de tags. Depuis un nouveau bouton dans la barre de contrôle du Finder, on peut ainsi créer une nouvelle étiquette, à laquelle on donnera une couleur, même si celle-ci est déjà utilisée ailleurs.

 

Point intéressant : les tags sont une fonction standard du système, directement intégrée à toutes les boîtes de dialogue. Ce qui signifie qu’à l’ouverture d’un fichier depuis une application, ou durant l’enregistrement d’un document, les tags seront accessibles :

 

mavericks mavericks

Safari isole enfin les onglets dans des processus séparés

Comme n’importe quel OS X, Mavericks est livré avec une nouvelle mouture de Safari. Le navigateur passe en version 7 et s’offre pour l’occasion une nouvelle page de démarrage. Bien plus rapide que l’ancienne, elle affiche une sélection de sites recommandés par défaut, avant de s’adapter en fonction des fréquences d’utilisation. La barre latérale quant à elle peut afficher au choix les signets, la liste de lecture synchronisée et commune avec iOS ou encore les liens partagés provenant de Twitter.

 

mavericks mavericks

 

Le maniement de cette page d’accueil étonne par sa réactivité. Le précédent « Top Sites » mettait un certain temps pour s’afficher, notamment par les éléments y étaient placés en 3D. Mais une partie de l’explication est également à chercher du côté des performances, et là, plusieurs changements importants sont à signaler.

 

Premièrement, le moteur JavaScript est nettement plus véloce que dans la version précédente. SI nous attendrons la version finale du navigateur pour faire des tests, la différence est aisément perceptible à l’utilisation. En outre, chaque onglet dans le navigateur fait maintenant l’objet d’un processus séparé. Les onglets en arrière-plan consomment moins de ressources, y compris quand il s’agit d’un contenu géré par des plugins (tels que Flash). En outre, le plantage d’un onglet ne peut pas entraîner le crash complet du navigateur.

 

En ce qui concerne la gestion des plugins, Apple fait un pas de plus vers leur catégorisation en tant qu’éléments quasi indésirables. Ainsi, Safari détecte le contenu « légitime », tel que le texte d’une actualité, et va bloquer les plugins qui pourraient avoir un impact sur la consommation de ressources et donc l’autonomie. Dans le cas de Flash par exemple, seule la première image de l’animation se charge, et l’utilisateur devra cliquer pour débloquer le plugin et donc voir la suite.

 

mavericks

 

Enfin, comme Apple l’avait annoncé durant sa keynote, le Trousseau synchronisé est de retour dans iCloud. Cela signifie que les identifiants utilisés sur les sites ainsi que les réseaux Wi-Fi pourront y être enregistrés. Mais dans Safari, le Trousseau peut également se proposer pour créer un mot de passe sécurisé.

 

mavericks

 

La pertinence de la fonctionnalité, très pratique au demeurant, dépend directement de l’environnement informatique de l’utilisateur. S’il ne possède que des Mac et des appareils sous iOS, et qu’il n’utilise que Safari, iCloud se chargera de la synchronisation et il n’y aura donc pas besoin de se souvenir du mot de passe. Dans un environnement mixte, la fonctionnalité sera moins séduisante et les utilisateurs se tourneront vers des solutions plus universelles du type Dashlane, 1password ou Coffre-fort Keeper.

par Vincent Hermann Publiée le 12/06/2013 à 15:59