La lutte contre la cybercriminalité au Fort de Rosny-sous-Bois

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Justice
Skimming de carte bancaire

Ce laboratoire en question travaille aussi sur le skimming, c’est-à-dire les cas de fraude sur les distributeurs de billets. Ils interviennent pour ausculter la mémoire de ces dispositifs et fournir des pièces à l’enquête. Une petite caméra est placée dans un cache afin de capter le maximum d’information dont le code secret tapoté par le client. Le plus souvent c’est un téléphone qui sert de relai. Tout y est. De la mémoire, du son, de la vidéo avec la caméra. Il suffit de le placer près d’un cinéma, d’une boite de nuit, un samedi soir et d’attendre… « Sans carte SIM, le délinquant doit revenir. Il prend donc deux risques. Un pour placer le dispositif, un pour le récupérer ». Parfois, c’est un stylo espion (Spy Pen) qui sert de composant maître, mais avec une carte SIM, notre délinquant « ne vient qu’une fois et peut envoyer les données secrètes en passant un coup de fil à l’autre bout de la planète en mode DATA. »

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Le laboratoire possède aussi une ribambelle de lecteurs pour les différents supports présents sur un tableau. Mais ces lecteurs sommeillent sagement puisqu’aujourd’hui ce sont essentiellement des disques plateaux et des mémoires de type clés USB qui remontent.

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L’analyse se finit par un rapport en réponse aux demandes du magistrat avec lequel le laboratoire a des échanges réguliers. Des affaires plus urgentes peuvent par exemple venir chambouler le calendrier. L’auscultation est parfois rapide notamment quand un coup de perceuse a été asséné sur un disque désormais inutilisable, comme ci-dessus

Publiée le 26/01/2013 à 07:07
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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