Visite chez Avast : la communauté au premier plan

image dediée
Sécurité AVAST LOCAUX PRODUITS COMMUNAUTÉ
Le business model

L’antivirus Avast est gratuit et représente paradoxalement le fer de lance de l’éditeur. Entre cette mouture et celle distribuée aux entreprises, il n’existe en effet qu’un petit nombre de différences fonctionnelles : la version payante propose la Safe Zone (bureau sécurisé équipé d’un navigateur spécifique pour les sites spéciaux tels que ceux des banques) ainsi qu’une sandbox pour détecter par exemple le comportement suspicieux d’une application avant son installation.

 

avast

 

Avast n’avait pas le pourcentage exact de ses utilisateurs utilisant la version gratuite, mais l’éditeur indique qu’il s’agit de l’écrasante majorité. Ces utilisateurs ont d’ailleurs un coût puisque l’antivirus doit être distribué puis entretenu avec des mises à jour, qu’il s’agisse des signatures ou des nouvelles versions du logiciel. Mais ce coût ne dépasse pas 2 cents (0,02 dollar) par personne.

 

Alors concrètement, d’où vient l’argent ? 

 

Principalement de trois sources différentes. La première, et la plus importante, vient des entreprises. La licence de la version gratuite interdit en effet son utilisation en environnement professionnel. Interrogé sur un exemple de client, Milos Korenko nous a répondu qu’une partie de l’aéroport Charles de Gaulle utilisait Avast sur ses ordinateurs.

 

La deuxième source vient des versions Premium. Il s’agit d’une part de la version Pro, que les particuliers peuvent acheter pour 39,99 euros, sous la forme classique d’un abonnement d’un an donnant droit à toutes les versions sortant entre temps. D’autre part, la suite de sécurité (Internet Security), vendue 49,99 euros pour un an, et ajoutant notamment l’anti-spam et le pare-feu.

 

La dernière source vient d’un accord avec Google. La version gratuite d’Avast est en effet livrée avec Chrome, et la firme de Mountain View paye Avast pour cette distribution. Milos Korenko nous confirme d’ailleurs que la somme (sans précision) est versée dans tous les cas, que l’utilisateur accepte ou non d’installer le navigateur.

 

La société prépare en outre son entrée en bourse. Un dossier a été déposé à la SEC américaine (Securities and Exchange Commission) et la procédure devrait aboutir durant l’été. Nous avons d’ailleurs demandé si cela changerait la stratégie utilisée jusque-là. Réponse de Milos Korenko : « Pourquoi le ferions-nous ? »

 

Notez enfin qu’Avast investit lourdement sur Android actuellement. Pour autant, il s’agit avant tout d’assurer une présence sur une plateforme qui se répand rapidement. Pour Avast, il s’agit encore de raisonner en termes d’image : les utilisateurs connaissent le produit et s’y dirigent spontanément sur Android. À l’inverse, s’ils le découvrent et en sont contents, ils vont peut-être l’utiliser sur PC ou Mac, voire éventuellement en acheter une licence Pro ou autre.

Publiée le 02/07/2012 à 12:42