Jeux vidéos : Vers la fin des petits studios ?!

Non mamie, ça n'a rien à voir avec la crise du logement... 66
Je me le disais encore hier, en écrasant un schtroumpf avec mes rangers : " Les temps sont durs pour les petits. " En plus, j'ai horreur de ces bestioles, la salsepareille, c'est immonde, alors ils méritent bien un coup de semelle. Et aujourd'hui, à moins d'être un révolutionnaire et de croire dur comme fer qu'un jour l'équipe de France de football chantera l'Internationale en match officiel, il n'y a plus personne pour croire que les gros ne mangent pas les petits.

C'est vrai dans la vie, en entreprise, dans les jeux vidéo.

Autrement dit, les petits studios de développement, à l'instar du koala, sont une espèce en voie de disparition. Si, contrairement au koala, ils ne passent pas leur temps à becter des feuilles d'eucalyptus, ces petits studios rencontrent toutefois un autre problème : le coût croissant du développement d'un jeu.

Au Game Developers Conference à San Francisco, il y a sept mois, les craintes se faisaient déjà sentir.

Les consoles nouvelle génération (XBox 360, PS3 et Revolution) demandent un investissement considérable. Motion capture, multitude de détails dans le graphisme, et cela réclame forcément plus de matériel et de personnel. Donc plus d'argent. Parce qu'en plus, les développeurs demandent à être payés. Je vous jure, tout fout le camp.

Aucun problème pour les grosses cylindrées du jeu vidéo, mais les petites risquent d'avoir du mal à suivre.

Un exemple, les 18 jeux lancés avec la XBox 360, qui proviennent seulement de 7 éditeurs différents. A vrai dire, la plupart des petits studios préfèrent attendre de voir si le public adhère à la console et ensuite quel genre de jeu peut faire recette... D'autres finiront tout simplement par se vendre aux gros studios, aux Ubi Soft, Electronic Arts ou encore Activision, pour ne citer qu'eux.

Autre souci, plus un jeu coûte cher, moins on a envie de prendre de risques... On va donc se retrouver avec pléthore de jeux de courses, de combat ou d'action... et tant pis pour l'originalité.

Je sais, moi aussi ça m'énerve. Alors pour me calmer, j'écrase des schtroumpfs. 
Publiée le 21/11/2005 à 16:11
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