Un sommet anti-piratage à Londres

Ici Londres, les gentils parlent aux méchants 33

Alors que les solutions P2P tombent actuellement comme des mouches, que la RIAA ne cesse d’annoncer de nouvelles actions en justice, que des lois sont votées ici en ce secteur, la Chambre de commerce internationale organise à Londres une grande messe. Cette réunion est gérée par la Bascap (Business action to stop Counterfeiting and Piracy), une de ses sous-sections, spécialisée dans la protection du copyright. Il s’agit donc d’un sommet général sur le piratage et la contrefaçon, sous toutes ses formes.

L’objectif, rapporte nos confrères de La Tribune, est de tisser un réseau de partage de compétence dans un univers qui se frotte nécessairement aux nouvelles technologies. Cette réunion, qui ressemble un peu à celle d’une association de victimes, va compter parmi ses intervenants des acteurs tels les présidents de Vivendi Universal (Jean-René Fourtou), d’EMI (Eric Nicole), encore de Microsoft, par la voix de Steve Ballmer. Le domaine pharmaceutique et l’agroalimentaire sont également de la partie.

Les chiffres énoncés font tourner la tête à la vitesse d’un graveur 52x : chaque année, la contrefaçon représenterait 600 milliards de dollars, dont 10 milliards de dollars rien qu’en France. Aux Etats-Unis, les majors du cinéma chiffrent, on ne sait trop comment, à 3,5 milliards de dollars les ravages de ces activités parallèles. Quant aux majors du disque, rapportent encore La Tribune,  l’IFPI estime que les ventes de disques pirates représentent 1,2 milliard d’euros (34% du marché mondial du disque en 2004).

Publiée le 03/10/2005 à 15:25 - Source : La Tribune
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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