Roissy met la biométrie à l'index

Alors que la carte d’identité électronique et biométrique (INES) provoque... 32
empreinte digitaleAlors que la carte d’identité électronique et biométrique (INES) provoque des réactions très négatives auprès de plusieurs associations et syndicats, Air France et la PAF (Police de l'air et des frontières) vont tester un contrôle biométrique à l'aéroport de Roissy.

L'initiative débutera ce 1er juin. Elle ne sera proposée qu'aux passagers volontaires, indique le décret qui vient d'autoriser ce projet. L'objectif officiel est d'améliorer "les conditions du passage de la frontière et de la fiabilité des contrôles", indique-t-on.

Les passagers se verront prendre les empreintes digitales (minuties des empreintes des index) et les données biométriques seront alors conservées sous forme de fichiers informatiques durant un an, jusqu'en mai 2006.

Outre l'empreinte, seront relevées des données relatives au passager (état civil, lieu de naissance, nationalité, adresse), des données relatives à l'inscription dans le traitement automatisé (numéro, date et heure de l'inscription, type, numéro et date de validité du document de voyage), etc.

Une carte sera remise aux cobayes. Avec elle, ils pourront passer plus facilement les étapes de contrôles de la PAF. Il suffira simplement d'apposer l'index sur une borne interactive dans un sas sécurisé.

Pour éviter ou du moins limiter les risques de big brotherisation, ces données ne peuvent faire l'objet d'interconnexion avec un autre traitement ni d'aucune cession à des tiers. Toutefois, "les fonctionnaires de la police nationale chargés du contrôle aux frontières et ayant la qualité d'officier ou d'agent de police judiciaire effectuent un rapprochement des données [précitées] avec le fichier des personnes recherchées".

Consultée sur ce projet, la CNIL a donné un avis favorable. Elle souligne au passage que "la vérification de l’identité du passager pourrait être réalisée de façon tout aussi pertinente par une comparaison des empreintes digitales de la personne avec celles conservées dans une carte à puce détenue par l’intéressé, dès lors que cette carte serait infalsifiable". Le pont entre INES et les empreintes digitales est bien jeté...
Par Marc Rees Publiée le 31/05/2005 à 11:54 - Source : ZDNet
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