Piratage : pas de lutte efficace sans offre licite

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Une autre rencontre intéressante à eu lieu à Beaune samedi dernier : après l’échange amical entre notre ministre de la culture et le directeur de la MPAA, les professionnels du cinéma ont rencontré les FAI.

Sur le thème « Pour une nouvelle alliance entre les fournisseurs d’accès à Internet et l’industrie cinématographique ? », les FAI ont été accusés de contribuer au piratage avec leurs offres très haut débit. Les FAI, représentés par le directeur général de Free, Michaël Boukobza, et la présidente de T-Online France, Marie-Christine Levet ont répliqué en annonçant les résultats d’une étude qui montre que le piratage ne représente que la cinquième utilisation du haut débit, et même que 40% des internautes se disent prêts à payer pour télécharger de la musique et des films.

Un forum de concertation a été ouvert pour arriver le plus rapidement possible à une solution entre FAI et professionnels sur cinéma, car leurs échanges ont a priori été plutôt houleux. Catherine Colonna, nouvelle directrice du CNC (Centre National de Cinématographie) a présenté ce qui selon elle constitue les trois points essentiels pour endiguer le phénomène :

  • Prévention : les professionnels du cinéma souhaitent un partenariat avec l’Education Nationale pour informer, ainsi qu’un autre avec les FAI pour communiquer les risques liés à ce genre de pratique à leurs clients.
  • Répression : « indispensable » car le piratage « est du pillage, et le pillage menace la création »
  • Enfin, et surtout, une offre légale : « On ne luttera pas efficacement contre la piraterie sans offre alternative licite. Chacun le sait. Pourtant celle-ci tarde à venir ». Elle déplore le retard dans la création d’une telle offre et insiste sur la « disponibilité du CNC à aider à la recherche d'une solution »

    A cette possibilité, les FAI se disent d’ailleurs prêts techniquement à mettre en place ce genre d’offre sécurisée. Le but est bel et bien de mettre en place des « mesures techniques et tarifaires développées en commun avec les fournisseurs d'accès supprimant l'attractivité des téléchargements illicites ». Et bien, il n’y a plus qu’à espérer, car les offres actuelles en matière de musique laissent bien peu de choix, quant aux offres de films, elles sont pour ainsi dire inexistantes.

    Wait & See !
  • Publiée le 25/10/2004 à 11:47 - Source : Yahoo
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