Microsoft et l'Europe : la bataille continue

D'autres menaces pèsent sur Microsoft. En effet, Bruxelles semble plus que... 21
D'autres menaces pèsent sur Microsoft. En effet, Bruxelles semble plus que décidée à faire respecter les conditions imposées par le procès.

Après une amende record de 497 millions d'euros infligée au géant américain du logiciel en mars 2004, la Commission avait également exigé de Microsoft que ce dernier fournisse une version de Windows dépourvue de Media Player et des indications aux concurrents pour améliorer l'interopérabilité de leurs logiciels.

Cependant, ces deux dernières mesures mettent trop de temps à se mettre en place d'après la Commission. A la demande de Steve Ballmer, actuel PDG de Microsoft, lui et le commissaire à la Concurrence Neelie Kroes se sont rencontrés hier soir. Le commissaire lui a rappelé que "la Commission s'attend à ce que la décision prise en mars 2004 soit satisfaite d'urgence et pleinement", d'après le porte-parole de la Commission Jonathan Todd.

Celui-ci ajoute également : "Si ce n'était pas le cas, la Commission serait obligée d'imposer des mesures formelles pour s'assurer de la mise en oeuvre des mesures correctives. Si une entreprise ne se conforme pas à une décision de la Commission, elle peut être pénalisée d'une amende de 5% de son chiffre d'affaires journalier mondial"

Quant à la réaction de Steve Ballmer, vous pouvez la consulter dans cette interview donnée au Figaro. Le PDG de Microsoft y exprime son avis sur les affaires en cours, la Commission européenne, la future constitution et ses rapports avec la France. Il y annonce clairement que le but n'est pas de se laisser faire.
Publiée le 27/04/2005 à 14:37 - Source : AFP
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