Le créateur de Freenet se rebiffe et lance un Darknet

Dans la longue, très longue guerre qui oppose majors et gouvernements d'un... 28

Dans la longue, très longue guerre qui oppose majors et gouvernements d'un côté, et amateurs de contenu varié et gratuit sans concessions de l'autre, chacun y va de ses opinions et de ses déclarations fortes. Il y a ceux qui ne souhaitent surtout pas voir leurs énormes profits s'éroder tandis que d'autres militent pour la libre circulation de ce qu'ils estiment être du contenu culturel qui devrait être accessible sans aucune limite.

Seulement voilà, le premier camp dispose d'armes de choix, en particulier puisque la loi est derrière lui. Si rien ne vous empêche en France de transformer un CD nouvellement acheté en fichiers MP3 sur votre ordinateur, car la loi vous en donne le droit (quand le CD en question n'est pas équipé d'une protection anti-copie quelconque), il en va autrement d'un éventuel partage de ces fichiers sur un réseau Peer-To-Peer. L'arme de prédilection, c'est bien sûr la plainte officielle. Sur ce point là, une "association" est passée experte, et il s'agit bien sûr de cette chère et tendre RIAA qui a déposé à ce jour plus de 10.000 plaintes.

Le phénomène du Peer-To-Peer, lui, sera probablement sans fin. Les protections évoluent, mais les méthodes de transferts aussi. Parmi tous les projets existant actuellement, de BitTorrent à eDonkey, l'un d'eux avait particulièrement retenu l'attention car il tranchait des autres de par la technique utilisée. Il s'agit du réseau Freenet.

Ian Clarke, un développeur de 28 ans, est son créateur. Le moins que l'on puisse dire est qu'il a été marqué par les derniers évènements, notamment les dernières séries de plaintes et les dernières décisions des tribunaux américains dans les procès opposant les majors aux éditeurs de logiciels P2P. Clarke vient de lancer un grand appel pour un regroupement de développeurs afin de mettre en place un obscur réseau dont le nom serait Darknet.

Clarke prévoit de lancer son nouveau réseau dans plusieurs mois. Son principe, dès l'entrée, sera différent puisqu'il faudra y être invité par un membre déjà actif du service. Le but est évidemment de créer un réseau de confiance. A terme, ce Darknet sera un réseau sécurisé virtuellement invisible et ses utilisateurs seront anonymes. Ce sont en tout cas les objectifs.

Ross Anderson, chercheur en sécurité pour le Massachussetts Institute of Technology (MIT), travaille lui aussi sur un réseau P2P présentant les mêmes finalités : la confidentialité des données échangées et l'anonymat des personnes utilisant le service.

Publiée le 04/08/2005 à 16:01 - Source : Softpedia
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