L'IFPI repart à l'assaut et i2hub ferme ses portes

De peer en peer ? 12
Torse bombé, L’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) vient d’annoncer une nouvelle salve contre le téléchargement illégal. Cette vague s’est écrasée en Suède, Suisse, Argentine, à HongKong et Singapour. Ces pays sont, d’après l’IFPI, « pour la première fois soumis au risque de condamnation pénale et au paiement de dommages et intérêts dans le cadre d’une campagne internationale ». Toujours selon le chien de garde des majors, cette campagne internationale aurait déjà abouti à un tel résultat auprès de milliers de personnes, la plupart des hommes de 20 à 30 ans, « condamnés à des sommes de 3000 dollars ou plus » pour upload de musique sur les réseaux P2P.

Avec la France, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, etc., ce sont pas moins de 17 pays qui sont engagés dans ce coup de filet. Hors Etats-Unis, on en serait à 3800 actions au terme de cette quatrième campagne internationale. John Kennedy, CEO de l’IFPI a affirmé qu’il y avait près de 2 millions de titres différents sur à peu près 300 sites à travers le monde où les consommateurs peuvent sereinement et légalement acheter la musique, ou s’abonner à un service de diffusion...

i2hubAu même moment aux Etats-Unis, on apprend la fermeture d’i2hub, le service P2P accessible via l’Internet2, un réseau à haute vitesse liant près de 200 universités (surtout américaines). Profitant de vitesses fulgurantes, ce logiciel, apparu en 2004, a permis aux connectés de récupérer des films en quelques minutes et des musiques en une poignée de seconde. Mais I2hub est également et surtout un lieu d’échange d’informations en matière de recherche universitaire. La Recording Industry Association of America (RIAA) et sa fidèle Motion Picture Association of America (MPAA) avaient toutefois déjà attaqué plusieurs usagers, et il semblerait qu’elles soient parvenues à la fermeture de cette plateforme.

On rappellera que le 12 septembre dernier, les deux groupements rejoignaient le consortium Internet2, officiellement pour tester et concevoir des technologies adaptées à ces réseaux. « La valeur et le potentiel [de l’Internet2] sont extraordinaires, et nous sommes très heureux de joindre cette communauté diverse » expliquait-on avant ce coup de balais.
Par Marc Rees Publiée le 16/11/2005 à 09:55
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