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Brevet : du feu dans la "chimney" de Microsoft ?

Une cour fédérale américaine vient d’adresser une injonction préliminaire à l’encontre de Microsoft. Objet de cette cartouche juridique ? Alacritech, société sise à San José en Californie, estime que le géant de Redmond viole outrageusement son invention dénommée « Dynamic TCP Offload ». Des travaux qui sont bien entendus protégés par de multiples brevets (numéros n° 6 427 171, 60 061 809, etc.)

L’injonction vise spécialement Chimney, une technologie Microsoft qui permet d’accélérer un processeur principal d'un ordinateur ou d'un serveur. Comment ? En le déchargeant de tâches liées aux échanges TCP sur un coprocesseur ou une carte réseau. Le délestage permet ainsi d’éviter les goulots d’étranglement. Un déchargement qui risque en fait de plomber un peu les projets Microsoft puisqu’on doit la retrouver dans le prochain Longhorn et dans Windows Server 2003. Or, suite à cette décision préliminaire, Microsoft a été interdit de «fabriquer, utiliser, revendre, vendre, importer ou inciter d'autres à utiliser l’architecture Chimney». Pour résumer : l'éditeur doit mettre son projet sous cloche.

L’historique des relations entre Alacritech et Microsoft remonte à la fin des années 1990. En août 1999 très exactement, la société californienne affirme rencontrer Billou and Co afin de présenter sa propre technologie. Un an plus tard, elle livrait à la demande de Microsoft un document décrivant comment intégrer cette invention dans Windows. Dans le même temps, elle blinde ses recherches d’un mur de brevets. En 2003, Microsoft présente sa propre technologie appelée Chimney à la Windows Hardware Engineering Conference (WinHEC). Estimant qu’il y avait là une certaine filiation avec ses propres travaux, Alacritech propose une licence à Microsoft. Vainement. En 2004, Alacritech transmet le dossier en justice, dossier qui vient donc d’être préliminairement traité par les juges américains.

Microsoft, qui affirme que Chimney a été pensé dans les murs de Redmond, a aujourd’hui plusieurs voies devant lui : soit continuer sa défense afin d’obtenir gain de cause le jour du jugement dernier soit finalement repenser la technologie Chimney ou enfin, pour purger au plus vite la situation, trouver une solution amiable (accord de licence, etc.).

Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Publiée le 17/04/2005 à 10:50

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