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Les « pirates » rétrogradés chez Google : l’opacité d’une boîte de Pandore

Les Pirates Payent

Trois jours après l’annonce de son nouvel algorithme, en plein mois d’août, le choix de Google continue de provoquer des vagues. L’Electronic Frontier Foundation avait déjà dénoncé l’opacité de la mesure : Google est seul maître de sa cuisine interne. Google décide seul du moment où un site dénoncé par les ayants droit doit être rétrogradé dans le moteur. Mais la mesure provoque d’autres interrogations sur les critères réellement pris en compte.

filestube film

 

Google a donc annoncé que dorénavant, les notifications de contenus illicites envoyées par les ayants droit seront prises en compte dans le classement des résultats. En ce sens, plus un site sera dénoncé, plus il sera susceptible d’être déclassé à partir d’un certain seuil de notification. Au lieu d’apparaître à la première page des résultats, ce site sera rétrogradé à une page subalterne. Moins de visibilité sur Google, c’est moins de revenu et donc une mort à petit feu pour les sites très Googlo-dépendants.


La mesure a suscité plusieurs réactions. Comme repéré par Search Engine Land, un blog spécialisé dans les moteurs de recherche, Google réserve un traitement de faveur à YouTube. L’ayant droit est prié d’utiliser un autre lien que celui qui permet de dénoncer un contenu dans le moteur. Mais Google a rapidement réagi assurant que YouTube n’aurait pas de traitement de faveur ou plutôt que les sites populaires d’UGC (ou User Generated Content, contenus générés  par l’utilisateur) ne seraient pas touchés. C’est ce que sollicitait l’initiative Public Knowledge.


Ce choix permet à Google d’espérer écarter les foudres d’une action en concurrence déloyale. Mais quels sont ces sites ? Selon Search Engines Land, Facebook, IMDB, Tumblr et Twitter seraient épargnés. Google assure qu’il n’y a pas de liste blanche mais au contraire la savante mise en jeu d’autres critères permettant d’évaluer si un site, pourtant mitraillé de notifications, doit être disqualifié.

 

google youtube

 

Problème, la firme de Mountain View n’esquisse aucun détail sur ces variables complémentaires. Il serait en toute logique suicidaire pour le moteur que ces ajustements viennent sanctionner le ranking de YouTube, propriété de Google.


En attendant, le blog Search Engine Land rappelle par un lien la liste des sites les plus ciblés par des notifications dans le dernier rapport « Transparency » de Google. Cette quarantaine de sites serait probablement disqualifiée quand bien même leur fonctionnement serait couvert par le statut d’hébergeurs en France.  

  • filestube.com
  • extratorrent.com
  • torrenthound.com
  • isohunt.com
  • bitsnoop.com
  • kat.ph
  • torrentz.eu
  • 4shared.com
  • zippyshare.com
  • filetram.com
  • downloads.nl
  • filesonicsearch.com
  • beemp3.com
  • filesonic.com
  • mp3searchy.com
  • fenopy.eu
  • dilandau.eu
  • mp3skull.com
  • thepiratebay.se
  • torrentcrazy.com
  • filespart.com
  • btmon.com
  • hulkshare.com
  • intporn.com
  • todoroms.com
  • legendarydevils.com
  • sumotorrent.com
  • mp3s.pl
  • rapidlibrary.com
  • weblagu.com
  • bittorrent.am
  • pisamba.com
  • porn-w.org
  • wupload.com
  • audiko.net
  • torrentreactor.net
  • thewarezscene.org
  • uniquewarez.com
  • pornbb.org
  • mp3juices.com  

Du côté des internautes, ce nettoyage risque de susciter l’attrait vers des solutions de contournement : fouiller plus en profondeur les premières pages des résultats, utiliser des métamoteurs ou lorgner du côté des moteurs qui se positionnent justement comme des anti-Google, à l’instar de Duck Duck Go (et ses fameuses pages /dontbubble.us  ou donttrack.us).

Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Google+

Publiée le 13/08/2012 à 16:56

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