DDL : Oron sommé de verser 550 000 $ à un industriel du porno

Oron s'est-il fait avoir ? 73

La justice américaine vient de valider un accord entre Oron et Corbin Fisher, une société de production de films pornographiques, comme le révèle TorrentFreak. Accusé de participer à la violation du copyright de cette entreprise, l’hébergeur de fichiers va devoir verser 550 000 dollars à l’industriel du X, qui s’engage en échange à abandonner ses poursuites.

corbin fischer

 

En juin dernier, le groupe Liberty Media, qui détient Corbin Fisher, engage des poursuites contre Oron. D’après la société de production spécialisée dans le porno gay, cet hébergeur de fichiers porte atteinte à ses droits d’auteur, dans la mesure où les services proposés par Oron induisent des usages contrefaisants. L’industriel du X revendique ainsi un préjudice de 34,8 millions de dollars (environ 28,2 millions d’euros), comme l’expliquait TorrentFreak.

 

Les deux parties engagent alors des négociations, afin de parvenir à un accord. Liberty Media réclame 500 000 dollars de la part d’Oron, qui lui, en propose... dix fois moins : 50 000 dollars. Pour amadouer son interlocuteur, l’hébergeur de fichier met néanmoins sur la table plusieurs compensations, dont « des mesures à la fois fortes et franches pour exclure les contenus de Liberty Media » de ses serveurs.

 

oron

 

D’après Oron, les tractations se sont néanmoins révélées peu fructueuses. L’hébergeur de fichiers clame qu’aucun accord définitif n’a été conclu avec Liberty Media. Pourtant, l’industriel du X a bien demandé l’homologation d’un accord au juge, qui l’a accordé mardi. Celui-ci prévoit notamment qu’Oron verse une somme de 550 000 dollars à Liberty Media, soit plus de 445 000 euros. Seule une partie des 19 dispositions de l'accord a été révélée par TorrentFreak.

 

« Il n'y a rien dans la lettre de règlement de l’accord qui indique que le défenseur n'avait pas l'intention d'être lié par les dispositions proposées ou qu'un élément supplémentaire était nécessaire », a expliqué le magistrat en charge de l’affaire, précisant également que « la lettre de règlement écrite par le défenseur était une offre, acceptée par le demandeur lorsque son avocat a signé la lettre ».

 

Les déboires semblent ainsi s'accumuler pour Oron... En plus de cette affaire, l’hébergeur de fichiers vient d’être poursuivi il y a deux semaines par un autre industriel du porno gay, Flava Works, toujours pour des raisons de copyright. Pendant ce temps, son site Internet est toujours indisponible, pour des raisons de maintenance d'après l'hébergeur.

Par Xavier Berne Publiée le 09/08/2012 à 14:32
Publicité