États-Unis : un producteur de films X s’attaque à Filesonic et Oron

Plainte pour X 55

Les industriels du X continuent leur guerre contre les hébergeurs de fichiers. Une société américaine spécialisée dans le porno gay vient de déposer plainte contre Filesonic et Oron, ainsi que contre 26 individus accusés d’avoir partagé des liens vers des fichiers stockés sur ces sites.

flava works porno gay

 

La plainte, révélée par TorrentFreak, a été déposée le 24 juillet devant un tribunal de district de l’Illinois. Flava Works, une société de production de films pornographiques, attaque ainsi 26 individus et deux hébergeurs de fichiers, accusés d’avoir violé la législation sur le copyright. D’après les plaignants, les personnes incriminées ont hébergé différents fichiers sur plusieurs sites dont Filesonic et Oron, avant de les partager via plusieurs groupes Yahoo.

 

Tout d’abord, Flava Works s’estime lésée dans la mesure où les principaux accusés auraient reproduit puis distribué ses œuvres sans aucune autorisation. De plus, la société prétend que son préjudice est d’autant plus important que ces individus ont publié sur Internet des liens permettant à d’autres personnes de télécharger les fichiers en question, ce qui est décrit comme une forme d’encouragement.

La remise en cause d'un modèle économique

Surtout, l’industriel du X déplore les aspects financiers entourant ces échanges. D'après lui, les internautes étaient incités financièrement à partager leurs fichiers. Les deux hébergeurs de fichiers en prennent d’ailleurs pour leur grade, puisqu’ils sont qualifiés de sociétés « illégitimes » : « Le programme de récompense d’Oron offrait à ses membres la possibilité de se faire de l'argent en uploadant des vidéos protégées. Les membres affiliés étaient payés sur la base du nombre de téléchargements de leurs documents [ainsi que] sur le nombre comptes premium achetés par d’autres utilisateurs accédant à Oron grâce depuis les liens de ces membres ». La critique est reprise au mot près pour Filesonic.

 

Flava Works demande ainsi à la justice de bien vouloir la dédommager de ces violations présumées à l'encontre de son copyright, et de prendre diverses injonctions visant à mettre fin à son préjudice. 

 

Pour rappel, on se souvient qu'en avril dernier, la MPAA avait clairement annoncé avoir des hébergeurs de fichiers dans le viseur, trois mois à peine après la fermeture de MegaUpload. Il était alors question de faire disparaître Depositfiles, Fileserve, MediaFire, Putlocker et Wupload, considérés comme des « sites escrocs » en raison de leur modèle économique.

Publiée le 31/07/2012 à 14:24
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