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Street View : Google a gardé une partie des données personnelles collectées

Seek and destroy

Condamné à 100 000 euros d'amende par la CNIL l'an passé pour avoir collecté bien plus d'informations qu'il n'aurait dû via son service Street View, Google était sommé de supprimer ces données rapidement. Le géant américain vient cependant d'informer la CNIL ainsi que la plupart de ses consoeurs européennes qu'une enquête interne avait révélé que toutes les informations n'avaient pas été supprimées révèle Le Figaro. Une information qui pourrait avoir des conséquences importantes.

Google Car Montpellier

De l'Europe à l'Australie

Alors que Google est en passe d'éviter une lourde amende en Europe grâce à ses dernières concessions dans le secteur de la recherche, la société doit désormais craindre le pire. En expliquant dans une lettre adressée à la CNIL et à ses consoeurs étrangères qu'elle détenait toujours une petite partie des informations qui auraient dû être intégralement supprimées, Google n'a pas tenu sa promesse. Le géant du web s'expose surtout à d'autres amendes voire à des sanctions contraignantes, d'autant plus que la CNIL avait déjà condamné Google pour ne pas avoir « répondu à ses demandes dans les délais impartis ».

 

Selon Deseret News, Google a contacté en ce sens les équivalents de la CNIL au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse, en Norvège, en Suède, en Finlande, en Autriche et en Australie. L'affaire dépasse donc largement le cadre français et des excuses ne seront probablement pas suffisantes. Google rejoint ainsi Microsoft qui a récemment confirmé qu'il avait manqué à ses engagements quant au fameux ballot screen, le système proposant aux utilisateurs de Windows de choisir entre différents navigateurs web.

Des données très personnelles...

Pour rappel, en mars 2011, la CNIL condamnait Google après avoir constaté entre fin 2009 et début 2010 que les véhicules français de Google de son service Street View « captaient et enregistraient non seulement des photographies, mais aussi des données transitant par les réseaux sans fil Wi-Fi de particuliers, et ce à l'insu des personnes concernées ».

 

Parmi les données captées à l'insu des Français, la CNIL a notamment retrouvé des identifiants, des mots de passe, des données de connexion, et même des échanges de courriels. La Commission rajouta que cette collecte permit à Google « de développer une base de données de géolocalisation extrêmement performante, et d'acquérir ainsi une position dominante dans le secteur des services de géolocalisation ».

La CNIL britannique très réactive

De l'autre côté de la Manche, l'Information Commissioner's Office (ICO), l'équivalent britannique de la CNIL, a publié vendredi dernier la lettre de Google ainsi que sa réponse. Google explique ainsi avoir analysé des milliers de disques et qu'une « petite partie » des données collectées par les voitures de Street View est encore en sa possession. Google précise à l'ICO qu'il peut supprimer immédiatement ces données, mais qu'il préfère attendre ses instructions avant d'appuyer sur le bouton rouge.

 

L'ICO a immédiatement répondu qu'elle appréciait l'information et qu'elle comptait examiner les contenus anglais encore détenus par Google. Une fois que les données seront analysées, l'ICO expliquera alors de façon précise comment Google devra les supprimer.

 

La CNIL de son côté n'a publié aucune information sur le sujet. Contactée, la Commission n'a pas souhaité commenter la nouvelle dans un premier temps, mais promet de répondre à nos questions sous peu.

Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 30/07/2012 à 11:08

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