Mozilla propose un environnement de test simplifié pour son Firefox OS

La route est encore longue 40

L’année dernière, Mozilla a présenté pour la première fois fois un nouveau projet, alors appelé Boot-to-Gecko (B2G). Depuis renommé Firefox OS, il a pour ambition de devenir un nouveau concurrent sur la scène de la téléphonie mobile en venant se battre contre iOS, Android et autres. L’éditeur sait que les développeurs tiers sont cruciaux pour le succès de son produit et il propose désormais des builds de test pour les aider à créer leurs applications.

 

Séduire les développeurs tiers

Firefox OS sera dans un premier temps dévolu à l’entrée de gamme des smartphones. On sait que plusieurs constructeurs et opérateurs (dont Telefonica au Brésil) préparent des lancements pour le premier trimestre de l’année prochaine. Maturation de la plateforme, évolution des capacités, attraction des développeurs tiers : Mozilla n’en est qu’au début de l’aventure et il est encore trop tôt pour établir des prévisions.

Mozilla sait en revanche qu’une plateforme mobile ne peut réussir aujourd’hui si les applications tierces ne constituent pas une base minimale. Quel que soit le smartphone acheté, l’utilisateur veut retrouver des noms familiers tels que Facebook, Twitter, Foursquare, Spotify, Deezer, des messageries instantanées et ainsi de suite. Ici, l’éditeur a une carte à jouer : les applications tierces seront toutes développées en utilisant les technologies du web.

Un environnement de test simplifié

Pour faciliter la vie des développeurs, Mozilla propose donc depuis peu des « nightly builds », c’est-à-dire des versions de tests compilées toutes les nuits. Des archives sont disponibles pour Windows, Mac OS X et Linux et permettent de lancer un émulateur. L’objectif ? Pouvoir exécuter facilement les applications créées pour vérifier leur fonctionnement.

Bien que Firefox OS soit un nouveau venu avec un très long chemin à parcourir, il dispose d’une force : l’utilisation des technologies du web. La déferlante du HTML5 structure lentement les développements qui retombent le plus souvent sur un même groupe de technologies réunissant entre autres le JavaScript et les CSS. De fait, Firefox OS pourrait attirer de très nombreux développeurs web.

Une application n'est pas une page web

Mais avant de pouvoir transcrire ces compétences dans le cadre d’un système d’exploitation (ce que fait Microsoft avec WinRT d’ailleurs), les développeurs devront tout de même passer par quelques étapes. D’une part, l’environnement de test devra être configuré. Cela implique notamment de récupérer la dernière version du code de Gaia (le Shell de Firefox OS) depuis son dépôt GitHub, ce qui est expliqué dans un wiki dédié au sujet.

D’autre part, et c’est sans doute le plus important, les compétences HTML/JavaScript/CSS devront être appliquées dans le cadre d’un système d’exploitation. Une applicaiton n’est pas une page web, et les développeurs devront se référer à tout un ensemble d’API. Sachez que Mozilla garde ici son fonctionnement habituel et que toutes les API conçues pour Firefox OS ont été présentées au W3C pour être reconnues comme des standards et analysées.

Firefox OS reste dans tous les cas un projet intéressant que nous suivrons de près afin d’en mesurer l’impact. Il est certain cependant que la mission de Mozilla sera difficile : iOS et surtout Android ont littéralement dévoré le marché des smartphones.

Publiée le 20/07/2012 à 11:23 - Source : Ars Technica
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

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