Téléphonie : trois personnes sur quatre ont un mobile dans le monde

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Selon la Banque Mondiale, « près de trois quarts des habitants de la planète ont désormais accès à un téléphone portable », ceci alors que nous comptons plus de 7 milliards d'habitants officiellement depuis octobre dernier. Sachant qu'une seule personne peut disposer de plusieurs puces et abonnements, la Banque Mondiale note que plus de 6 milliards d'abonnements (forfaits et prépayés) sont désormais comptabilisés à travers le globe.

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Un taux de pénétration inégalé 

On ne le dira jamais assez, mais la vitesse de taux de pénétration du mobile devance n'importe quel autre produit, service ou technologie. Alors que les ordinateurs, les télévisions, la téléphonie fixe, l'eau courante ou encore l'électricité ont pris des dizaines et des dizaines d'années pour concerner une majorité de la population dans les pays développés, le mobile, lui, n'a eu besoin que d'une quinzaine ou vintgtaine d'années pour atteindre ce but. Quant aux pays en voie de développement, le mobile est tout simplement devenu l'un des "produits/services" le plus utilisé dans ces contrées.

6 milliards de puces sont ainsi activées aujourd'hui, contre seulement 1 milliard en 2000. En moins de 12 ans, la téléphonie mobile a donc crû de plus de 5 milliards de puces, soit plus de 400 millions chaque année. Mais l'agence qui regroupe notamment la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (AID) note particulièrement l'essor des applications mobiles et leurs multiples intérêts dans les pays en voie de développement.

L'importance des applications

30 milliards d'applications ont été téléchargées rien que l'an passé, et cela va de façon évidente aller en s'accélérant. « Ce sont des logiciels qui augmentent les fonctionnalités des téléphones, qui permettent par exemple d’en faire des porte-monnaie mobiles, des GPS ou des comparateurs de prix » résume la Banque Mondiale. « Dans les pays en développement, les citoyens utilisent de plus en plus les téléphones portables pour créer de nouveaux moyens de gagner leur vie et améliorer leur niveau de vie, tandis que les États les utilisent pour améliorer la prestation de services et les mécanismes de consultation des administrés. »

Plusieurs exemples concrets sont donnés par l'agence. Par exemple, en Inde, le gouvernement d'un Etat (Kerala) a développé des applications pour améliorer la communication entre l'administration et la population. En Palestine, une application permet aux chômeurs de trouver bien plus rapidement un emploi. Et au Kenya, le paiement mobile se démocratise. 

Rachel Kyte, vice-président de la Banque mondiale pour le développement durable, explique ainsi que « le défi aujourd’hui est de permettre aux citoyens, aux entreprises et aux administrations publiques des pays en développement de développer leurs propres applications mobiles adaptées au contexte local de manière à pouvoir saisir pleinement ces opportunités ».

Publiée le 18/07/2012 à 15:50
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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