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[MàJ] EMI : Universal pourrait céder des labels pour contenter l'Europe

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Mise à jour :  Selon Bloomberg, Universal Music, afin de pousser les autorités européennes à accepter son rachat d'EMI Music, pourrait céder plusieurs labels importants à la concurrence, dont Virgin RecordsEMI Classics, Capitol Records et Parlophone Records.  Ces cessions, si elles venaient à être confirmées, seraient particulièrement importantes sachant que de très nombreux artistes et albums sont concernés. Des oeuvres de Coldplay, The Chemical Brothers, Sex Pistols, Ben Harper, Blur, Sigur Ros, Gorillaz, Lenny Kravitz, The Verve, David Guetta, Beastie Boys, Kylie Minogue, Katy Perry, LCD Soundsystem, Norah Jones, et même des Rolling Stones pourraient ainsi être abandonnées.

Universal doit présenter cette semaine ses engagements à la Commission européenne.

Alors que d'après l'agence de presse anglaise Reuters, la Commission européenne pourrait mettre un véto au rachat du n°4 mondial EMI Music par le n°1 Universal Music, le Financial Times vient de dévoiler qu'Universal prépare sa riposte. La major compte ainsi céder des actifs et publier un manifeste sur la croissance du marché du disque.  

EMI Music

Quelques cessions afin de réduire sa toute-puissance

Officiellement scellé en novembre dernier pour 1,5 milliard d'euros, le rachat d'EMI par Universal doit encore obtenir l'aval des autorités de la concurrence européennes. Il faut dire qu'Universal Music est déjà le n°1 incontesté du marché de la musique avec entre 30 et 50 % des ventes de disques selon les pays. L'acquisition d'EMI ne fera donc que conforter son avance sur la concurrence, à savoir Warner Music et Sony Music.

 

Afin d'éviter le véto européen ou des contraintes trop lourdes, Universal Music pourrait céder certains actifs, ce qui pourrait contenter le régulateur européen. Le Financial Times ne dispose cependant pas de détails supplémentaires quant aux actifs cédés ni à qui ces cessions seront vendues.

Des engagements envers la concurrence et les partenaires internet

Outre ces transferts d'actifs, Universal pourrait proposer un manifeste en faveur du rétablissement de la croissance de l'industrie du disque. Le contenu du manifeste n'est pas encore connu, toutefois, la major n°1 au monde pourrait offrir à la Commission européenne de nouveaux engagements au sujet des startups numériques (de type Deezer et Spotify), ainsi que vis-à-vis des labels indépendants et les deux autres majors concurrentes.


« Une nouvelle manière de travailler avec toutes ces plateformes startup... dans un esprit ouvert et juste » a ainsi affirmé Lucian Grainge, le PDG d'Universal. On se rappellera d'ailleurs qu'en mai dernier, ce même personnage estimait que sa société était déjà puissante avant même le rachat d'EMI et donc que cette acquisition n'aurait qu'un faible impact sur le marché.

L'importance d'Universal en question

Quelques semaines auparavant, Jean-Bernard Lévy, l'ancien PDG de Vivendi (maison-mère d'Universal), tenait des propos bien différents. Pour Lévy, la part de marché d’Universal Music « est moindre que celle qui est exagérée par certains ». Le « certains » vise notamment les labels indépendants européens, qui ne cessent depuis l'an passé de pointer du doigt la toute puissance qu'obtiendrait Universal en croquant EMI, avec plus de la moitié de nombreux marchés européens à lui seul.

 

En rachetant EMI, et sans cession d'actif, Universal devrait peser deux fois plus que Sony en Europe.

Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 17/07/2012 à 11:02

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