Apple s'explique sur l'EPEAT, la ville de San Francisco bannit les produits

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Apple est sorti de son mutisme suite à sa demande de retrait de l'EPEAT, et a précisé quelques détails à différents confrères outre-Atlantique en évoquant notamment le fait d'aller plus loin que l'organisme. En parallèle, la ville de San Francisco a déclaré que, sans cette certification, les produits de la firme de Cupertino n'étaient plus en odeur de sainteté.

MacBook Pro Retina

Le MacBook Pro avec écran Retina, serait-il le point de discorde ?


« Apple adopte une approche globale de la mesure de l'impact sur l'environnement et tous les produits répondent aux normes les plus strictes d'efficacité énergétique soutenues par le gouvernement des États-Unis, comme l'Energy Star 5.2. Nous sommes également les leaders de l'industrie en déclarant les émissions de gaz à effet de serre produites  par chacune de nos machines sur notre site, et les produits Apple sont supérieurs dans d'autres domaines importants de l'environnement qui ne sont pas mesurés par l'EPEAT, comme l'enlèvement des matériaux toxiques » peut-on lire en substance chez nos confrères américains.

Cependant, si la firme fait de réels efforts concernant la consommation et la réalisation de ses machines, il n'en reste pas moins qu'elle répond en partie à côté de la plaque. En effet, la certification de l'Energy Star ne concerne que la consommation énergétique de la machine tandis que la déclaration vis-à-vis des gaz à effet de serre, qui est affichée sur les différents produits de son site, ne touche qu'à la fabrication et à l'utilisation au quotidien.

Dans un cas, comme dans l'autre, les deux certifications ne pointent pas sur le recyclage de la machine... Un point qui est certainement bloquant pour Apple et EPEAT, notamment avec ses dernières réalisations, MacBook avec écran Retina en tête. En effet, celui-ci fait usage de colle pour maintenir la batterie au sein de la coque, ce qui ne simplifie pas son recyclage. Certes le produit reste démontable, mais il exige que de nouveaux protocoles et de nouveaux outils soient développés pour tenir compte de ses spécificités.

Comme nous l'évoquions dans l'actualité d'hier, certaines administrations américaines sont sensibles à ces certifications et la ville de San Francisco en est le premier exemple. D'après nos confrères du CIO Journal, la cinquantaine de bureaux de la ville ne peuvent dès à présent plus commander de machines frappées de la pomme, puisque la politique d'achat mise en place à partir de 2007 requiert que les ordinateurs de bureau, portables et écrans soient certifiés par l'EPEAT. Et ce n'est certainement que la première ville à se positionner ainsi... puisque le gouvernement américain exige que 95 % de ses ordinateurs et portables soient certifiés par l'EPEAT.

Publiée le 11/07/2012 à 16:45
Damien Labourot

Journaliste High-tech gravitant autour de la mobilité (smartphone, tablette, portable) et toujours prêt à de nouvelles expériences.

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