[PCi Labs] XPS 14 : nos premières impressions sur l'Ultrabook de Dell

Un beau bébé 27

Comme nous vous indiquions lors de son annonce la semaine dernière, l'XPS 14 de Dell est arrivé au sein de nos labos. Avant de le torturer plus en avant, nous avons décidé de partager avec vous nos premiers ressentis sur cet Ultrabook de 14 pouces.

Pour rappel, la nouvelle gamme XPS n'a plus rien à voir par rapport à celle de l'année dernière. En effet, les XPS 14 et 15 remplacent les XPS 14z et 15z que nous avions testé ici et , et ils viennent s'ajouter au XPS 13 que nous avions pu prendre en main. Avec ce modèle de 14 pouces, le fabricant propose une machine premium avec des prix allant de 1099 € à 1799 €, notre échantillon étant à 1299 € (XPS 14 Gold). Voyons donc si ces tarifs sont justifiés.

XPS 14

Un aspect extérieur entièrement revu et une qualité de fabrication en hausse

Au déballage des cartons et des sous cartons (le constructeur n'étant pas avare sur ces derniers), un premier constat s'impose : le design de la machine est vraiment monté d'un cran par rapport à la précédente génération. Le look extérieur semble globalement mieux réussi et moins pataud que pouvait l'être celui du XPS 14z.

XPS 14

Le constructeur texan a tout de même repris une bonne idée introduite sur ce dernier : faire entrer un écran de 14 pouces dans une coque normalement prévue pour un modèle de 13,3 pouces. En effet, le nouveau venu mesure 335,8 x 233 x 20,7 mm soit ce que nous retrouvons habituellement sur un ultra portable de cette catégorie. Par contre, le poids est bien celui d'un 14 pouces : 2,1 kg. C'est même assez surprenant lorsque nous avons soulevé cet Ultrabook pour la première fois... tant il nous est apparu lourd.

En ouvrant la charnière de son écran, nous passons de l'aluminium extérieur clair au « soft touch » sombre à l'intérieur. Celui-ci recouvre les reposes-poignets et encercle le clavier qui est un modèle de type « chiclet » avec des touches de 16 mm de côté. Seules les flèches de direction et les touches de fonctions en haut sont un peu plus petites (15 x 8 mm), ce qui est un peu dommage et moins pratique. Notez qu'elles sont toutes rétroéclairées et que nous pouvons ajuster la luminosité via une combinaison (FN + F6), mais uniquement sous Windows. Trois positions sont ainsi prédéfinies au niveau de l'intensité : fort, moyen ou éteint.

XPS 14 XPS 14

Passons au pavé tactile. Celui-ci est particulièrement généreux au niveau de sa taille (100 x 75 mm) et il ne dispose d'aucun bouton apparent. Si nous en apprécions l'esthétique... à l'usage nous nous agaçons souvent de ce choix. En effet, le clic droit est souvent assez pénible à exécuter... une question d'habitude certainement. Quoi qu'il en soit, il est de type multipoint et le pilote permet de gérer divers gestes via l'usage de deux ou plusieurs doigts. 

Les dalles TN devraient être interdites

Si jusqu'ici nous sommes plutôt satisfaits de cet Ultrabook, passons au réel point d'anicroche : l'écran. En effet, si nous apprécions l'affichage sans bord et la définition revue à la hausse (1600 x 900 pixels), deux choses nous chagrinent vraiment : l'aspect brillant dû à l'usage de la fine couche de verre de chez Corning Gorilla... et la dalle TN employée.

Lorsque vous avez fini de vous battre avec les reflets de l'un... l'autre vous affiche des zones mortes. C'est vraiment dommage, car la luminosité annoncée de 400 cd/m² avait tout pour nous plaire à priori. D'autres constructeurs comme ASUS ont fait le choix d'adopter des dalles IPS pour ses Ultrabook haut de gamme, qui plus est en Full HD 1080p !

Une connectique complète

Faisons un tour de la connectique qui est pour le moins complète pour un portable de ce type. En effet, nous retrouvons sur le flanc gauche, deux ports USB 3.0 dont un avec fonction de recharge, même lorsque la machine est éteinte, une paire de sorties mini DisplayPort et HDMI, un port réseau RJ45 avec un clapet (car demi-hauteur par défaut) et le connecteur pour l'alimentation.

XPS 14

Sur le côté droit, nous avons un lecteur de cartes 3-en-1, une unique prise jack pour le casque et un Kensington. Cela nous semble tout de même assez déséquilibré reconnaissons-le. En façade, nous retrouvons une LED de 15 mm de large qui prend deux couleurs : blanc pour témoigner de l'activité et orange lorsque le PC est en charge.

XPS 14

Côté connectivité, on dispose d'un module Centrino 6235 d'Intel qui apporte le Wi-Fi 802.11n et le Bluetooth 4.0.

Stockage Hybridge, GeForce GT 630M et Core i7 

Passons maintenant au coeur de cette machine. Notre échantillon est donc animé par un Core i7 3517U, c'est-à -dire le modèle haut de gamme officialisé par Intel début juin. Il propose deux coeurs cadencés à 1,9 GHz par défaut et ils peuvent grimper jusqu'à 3 GHz via le Turbo Boost. Selon nos constatations, ce CPU passe le clair de son temps sur deux paliers : 800 MHz... et 2,8 GHz.

Pour ce qui est de la partie graphique, cet XPS 14 embarque en son sein deux solutions : l'HD graphics 4000 INtégrée au CPU et une GeForce GT 630M de NVIDIA, toutes les deux travaillent bien évidemment en vase communicant via la technologie Optimus du caméléon. Cependant, comme nous le faisons souvent remarquer, nous cherchons vraiment l'utilité d'un tel GPU avec 96 unités de traitement fonctionnant à 625 MHz et utilisant un bus mémoire étriqué de 64 bits. Certains apprécieront de pouvoir jouer sur leurs machines en étant moins castrateurs sur les réglages... nous moins, car nous imaginons déjà des watts en plus à dissiper en pleine charge, ce que nous allons vérifier un peu plus loin.

Mais avant parlons du stockage de notre XPS. En effet, Dell se tourne sur une solution hybride mêlant un SSD de 32 Go au format mSATA et un disque dur de 500 Go fonctionnant à 5400 tpm via la technologie Smart Response (RST) d'Intel. La machine est plutôt rapide dans certaines tâches grâce à ce procédé, cependant l'installation d'un programme un peu lourd, vous rappellera qu'un disque dur pour portable, c'est quand même relativement lent.

Un bloc d'alimentation qui aurait pu être plus compact 

Une autre conséquence d'avoir un GPU dans la machine : la taille du bloc d'alimentation. En effet, si sur l'XPS 13 Dell fournit un modèle compact et qui se glisse au fond d'une sacoche sans que l'on ressente sa présence, ici ce n'est pas vraiment le cas. Celui livré avec notre XPS 14 mesure 125 x 50 x 30 mm pour un poids de 400 grammes. Il délivre une tension de 19,5 V pour 4,65 A, soit 90 W. 

XPS 14

Remarquez que cela aurait pu être une bonne nouvelle pour ce qui est de la recharge de la batterie, mais ce n'est pas le cas. En effet, pour atteindre une recharge de 50 % de la batterie de 69 Wh intégrée lorsque la machine est éteinte, il nous faut pas loin de deux heures, c'est long, très long, une éternité. 

Consommation et premiers relevés d'autonomie

Passons maintenant à nos quelques relevés habituels notamment pour ce qui est de la consommation de la machine. Nous avons sélectionné OCCT dans sa version 4.3.1, car il nous permet d'utiliser différents stades et de charger certains éléments en même temps. Voyons ce que cela donne.

  • Au repos sous Windows : 9,6 W
  • En charge CPU seul : 41 W
  • En charge GPU (HD Graphics 4000) seul : 38,4 W
  • En charge GPU (GeForce GT 630M) seul : 45,1 W
  • En charge CPU + GPU (HD Graphics 4000) : 44,3 W
  • En charge CPU + GPU (GeForce GT 630M) :  46 W 
Comme vous pouvez le voir ci-dessus, une incohérence nous est apparue lors de ce premier test, puisqu'aucune différence notable de consommation est présente entre la puce vidéo intégrée et celle dédiée. Après un examen approfondi, nous avons détecté un bug au sein de notre prototype. En effet, dès lors qu'une charge est appliquée à la carte graphique et au processeur, ce dernier se limite à sa fréquence minimale, soit 800 MHz. Nous avons contacté Dell et ce dernier nous a indiqué que ce bug avait pu toucher les premières unités produites envoyées à la presse, et il nous envoie une seconde machine, finale cette fois, pour vérifier si le problème est toujours présent.
 

Sachez que nous avons pour le moment relevé l'autonomie en prise de note. Pour ce faire, nous mettons l'écran à 30 % de luminosité, nous désactivons le Wi-Fi et nous laissons tourner la machine avec cet outil que nous a développé ce bon vieux David. Nos trois premières tentatives nous donnent 486, 489 et 487 minutes dans cet exercice, soit... un peu plus de huit heures, ce qui est tout même loin des 11 heures annoncées par le constructeur.

Nous allons donc attendre une autre machine de la part du fabricant avant de vous proposer un test complet.

Publiée le 04/07/2012 à 15:59
Damien Labourot

Journaliste High-tech gravitant autour de la mobilité (smartphone, tablette, portable) et toujours prêt à de nouvelles expériences.

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