Microsoft Surface : SoC Tegra 3+ et 1366x768 px pour la version classique ?

Les techniciens de Surface peuvent être fiers 116
Microsoft a présenté cette nuit sa tablette Surface. Conçue pour être autant un produit réel qu’un exemple de ce que devrait être une tablette Windows 8, la Surface n’a pas manqué de séduire sur plusieurs aspects. Mais l’annonce de Microsoft contenait également des manques sur le plan matériel. L’occasion de faire le point.


Que sait-on d’abord de la Surface ? Qu’il s’agit avant tout d’une tablette 10,6 pouces, pesant 676 grammes et affichant une épaisseur de 9,3 mm dans sa version classique. Comparée à l’iPad, puisque l’ardoise d’Apple sert systématique de mètre (voire maître) étalon, la Surface est en fait de 0,1 mm plus fine. Le poids est supérieur en revanche de 20 à 30 grammes. Autre différence : la profondeur est uniforme, ce qui crée des tranches plus épaisses et permet à Microsoft d’intégrer un vrai port USB 2.0, ou USB 3.0 sur la version Pro de la tablette.

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En dehors de caractéristiques plus « classiques » telles que le Wi-Fi 802.1n et la présence d’une webcam (résolution non confirmée), des retours de plusieurs sites permettent d’en savoir plus sur les composants. The Verge indique par exemple que le SoC est très certainement un Tegra 3+, NVIDIA ayant d’une part confirmé qu’il s’agissait d’un Tegra, et d’autre part indiqué que la version 3+ était prévue pour les tablettes sous Windows RT.

Revenons ensuite à l’écran. Les 10,6 pouces cachent en fait une définition d’écran qui change en fonction du modèle de tablette. Sur la version normale, Microsoft parle de HD, et il s’agira probablement de 1366 x 768 pixels. Pour la version Pro, les caractéristiques parlent de Full HD 1080p, très probablement du 1920 x 1080 pixels. Des résolutions infèrieures à celles de l’écran Retina de l’iPad 3. Attention cependant : en 1366 par 768, les éléments deviennent plus petits et donc plus nombreux à l’écran. Sur l’iPad, les 2048 x 1536 pixels ont une surface d’affichage utile de 1024 x 768.

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Retour également sur la version Pro. Le nom vient autant du matériel embarqué que du système d’exploitation. On trouve en effet Windows 8 Pro et, puisqu’il ne s’agit plus de la version RT, un processeur Intel de la génération Ivy Bridge. La Surface Pro reprend dans les grandes lignes une configuration de type Ultrabook. Comme on le voit dans l’image ci-dessus, la quantité de stockage sera en outre doublée : 64 ou 128 Go, contre 32 ou 64 Go pour la version normale. L’utilisateur aura en outre un port USB 3.0 ainsi qu’un DisplayPort.

La Surface Pro a cependant une orientation plus nette et cible une clientèle d’entreprise qui y verra sans doute une tablette à tout faire. Ce qu’elle gagne en équipement, elle le perd ainsi en mobilité : son poids passe à 903 grammes et son épaisseur gonfle également 13,5 mm. Chose étrange cependant : Windows RT intègre directement Office 2013 comme nous l’avons déjà vu, ce qui n’est pas le cas de Windows 8 Pro. Les caractéristiques officielles ne listent d’ailleurs pas la suite bureautique pour la Surface Pro.

Il reste évidemment de nombreux points à éclaircir. Par exemple, on ne connaît toujours pas la quantité de mémoire vive présente dans les deux tablettes, mais elle devrait être au moins de 2 Go. Autres inconnus : les tarifs, qui seront annoncés plus tard. Enfin, les dates de sorties : Microsoft parle d’une sortie autour de la RTM de Windows 8 pour la version classique, et de trois mois plus tard pour la version Pro. Mais l’éditeur parlait-il de la simple version finale, qui devrait être diffusée en août, ou de la version commerciale qui pourrait n’arriver qu’en octobre ou novembre ?

Enfin, plusieurs de nos confrères ont pu s’approcher de la tablette, voire la tester. Globalement, les impressions sont très bonnes. Engadget parle ainsi de véritable concurrente pour l’iPad et s’inquiète de l’avenir d’Android sans réaction forte de Google, Gizmodo met clairement en avant la qualité de fabrication, Neowin parle d’une impressionnante tablette « masculine » et Ars Technica indique une grande attention portée aux détails.

Reste à connaître maintenant le prix et les réactions tant de la concurrence que des principaux intéressés : les clients.
Publiée le 19/06/2012 à 11:02
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

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