Bugs sous Diablo 3 : l'UFC-Que Choisir hausse le ton

L'UFC aux manettes 247
Sept jours après avoir lancé un appel à témoin concernant le jeu vidéo Diablo 3, l’UFC-Que Choisir vient d’annoncer qu’elle venait de mettre en demeure Blizzard, son éditeur. L’association de consommateurs somme notamment la société de mettre un terme aux différents problèmes qui lui ont été soulevés, ainsi que de dédommager ses clients pour les perturbations qu’ils ont subies.

diablo 3

L’UFC-Que Choisir n’a pas mis longtemps pour mesurer l’ampleur du mécontentement des joueurs de Diablo 3, commercialisé depuis le 15 mai : en quatre jours, elle a reçu plus de 1 500 témoignages négatifs. D’après l’association, 90 % de ces déclarations se sont focalisées sur des dysfonctionnements relatifs à l’accès aux serveurs de Blizzard, qu’il soit de mauvaise qualité ou tout simplement impossible. Nous relations dans notre actualité précédente le désarroi de joueurs du monde entier face à cette désormais célèbre « erreur 37 », qui les empêchait de jouer en ligne à Diablo 3.

diablo 3 erreur 37 

L’association a ainsi sommé la société américaine de « remédier sous 15 jours aux différents problèmes dénoncés ». De plus, elle demande que ses clients ayant subi un préjudice soient dédommagés. Outre des problèmes techniques, l'UFC met également en cause l’attitude de l’éditeur, qui n'a manifesté que « peu d’empressement » pour répondre aux utilisateurs de Diablo 3. 

Afin d’accentuer la pression sur Blizzard, l’UFC a annoncé qu’elle allait intervenir « auprès de la DGCCRF [ndlr : la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes] pour qu’elle se saisisse de ce dossier particulier et, plus largement, engage un travail sur la politique commerciale des éditeurs ».

L’association regrette effectivement que « la situation de Diablo 3 [ne soit] pas un cas isolé ». Pour l’UFC, les DRM, ces « dispositifs anti-copies » installés sur des jeux comme Diablo 3, « altèrent très significativement les usages, puisque le consommateur ne peut jouir de ce jeu comme bon lui semble (par exemple chez un ami, dans un lieu public, etc.), tout en étant soumis à des dysfonctionnements très gênants (une coupure de réseau qui fait perdre le bénéfice de la partie) et cela sans aucune contrepartie tarifaire (les prix ne baissent pas) ». L’association fait une conclusion sans appel : « Il n’est pas acceptable que les consommateurs ne puissent pas jouer à un jeu payé entre 50 et 60 euros dans de bonnes conditions ».

Reste désormais à savoir quel sera le comportement de Blizzard face à cet avertissement. En Corée du Sud, la société a d'ores et déjà refusé d’accéder aux milliers de demandes de remboursement émanant de consommateurs. Les autorités ont depuis décidé d’engager une enquête, comme l’indiquait le Korea Times à la fin du mois de mai.
Publiée le 12/06/2012 à 17:34
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