Windows Azure s'ouvre enfin aux machines virtuelles persistantes

Linux ou Windows à la carte 23
Windows Azure est le nom de la plateforme de Microsoft opérant comme un service. Dans les grandes lignes, il s’agit d’une offre de cloud computing sur laquelle les développeurs peuvent héberger des services, des applications ou de simples sites. Plusieurs annonces importantes étaient attendues pour aujourd’hui, et Microsoft a levé le voile sur des apports majeurs, dont les machines virtuelles persistantes.

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Des machines virtuelles permanentes

Gérer les machines virtuelles persistantes est une étape importante pour Windows Azure. Mais qu’est-ce donc ? Tout simplement une machine virtuelle au sens classique, comme sous VirtualBox ou Fusion : un système d’exploitation tiers fonctionnant dans un environnement isolé. Ces machines pouvaient jusqu’à présent être créées mais elles étaient rapidement supprimées ou réinitialisées. Désormais, elles ont une vie propre et les développeurs peuvent s’en servir sur le long terme.

Cette fonctionnalité s’ouvre du coup à pratiquement tous les systèmes tiers. Microsoft assure toutefois un support pour une liste précise de systèmes : OpenSUSE 12.1, CentOS 6.2, Ubuntu 12.04, SUSE Linux Enterprise Server 11 SP2, Windows Server 2008 R2 et Windows Server 2012 Release Candidate. De fait, rien n’empêche de créer une machine contenant Ubuntu avec un serveur Apache, ou une autre avec Server 2008 R2 et SQL Server ou SharePoint.

Une autre capacité inhérente aux machines virtuelles persistantes dans Windows Azure est la prise en charge des fichiers VHD. Il s’agit du format des machines virtuelles Microsoft. De fait, si une entreprise possède des disques VHD, elle pourra les utiliser directement dans les VM d’Azure.

Quelques portes supplémentaires vers le reste du monde

Autre grande nouveauté annoncée : Azure Virtual Network. Comme son nom l’indique, cette capacité permet aux développeurs de gérer les réseaux privés virtuels (VPN). Ils pourront donc contrôler la topologie du réseau, la configuration des adresses IP, les tables de routage, les politiques de sécurité ou encore utiliser IPSEC.

Windows Azure Web Sites est pour sa part une reprise de l’infrastructure existante pour l’hébergement des sites, mais élargie à d’autres solutions. Globalement, tout site utilisant .NET (donc ASP), PHP ou Node.js peut être déployé sur Azure, au moyen d’un client FTP, Git ou autre. Les déploiements pourront également être réalisés depuis des solutions tierces comme WordPress, Joomla!, DotNetNuke, Umbraco ou Drupal. Enfin, les interfaces pour programmation REST ont été mises à jour.

Concernant le support des langages, la nouvelle version du SDK intègre les nouvelles capacités héritées des dernières versions de Java, PHP, .NET et autres. Notez que le langage Python fait maintenant parti des langages officiellement reconnus. En outre, toutes les fonctionnalités sont disponibles en lignes de commandes sous Windows et Mac OS X. D’un point de vue interopérabilité, sachez qu’un plug-in mis à jour pour Java dans Eclipse tient compte de ces nouveautés, que MongoDB est est pris en compte et que Memcached peut être utilisé avec des langages non .NET.

Le rythme d’évolution de Windows Azure est d’environ six mois. Ainsi, deux fois par an, Microsoft apporte un lot de nouveautés à son infrastructure. Cela étant, nombre d’entre elles n’étaient pas vraiment des surprises, en particulier les machines virtuelles persistantes.
Publiée le 07/06/2012 à 16:19 - Source : Microsoft
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

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